Assemblée générale 2017

Assemblée Générale 2016 du Rucher école départemental du Magnerolle

Les adhérents du rucher école départemental du Magnerolle sont invités à l’assemblée générale le samedi 2 décembre 2017 avec la présence de partenaires et d’élus du territoire :

INVITATION A L’ASSEMBLEE GENERALE

Vous êtes cordialement invité(e) à assister à l’assemblée générale

Du RUCHER ECOLE DU MAGNEROLLE qui se tiendra

À la salle des fêtes de SOUDAN 79800

Le samedi 02 décembre 2017 à 9 heures précises.

ORDRE DU JOUR:

· Intervention des élus

· Rapport moral par le président

· Bilan des activités en 2017 par le Vice Président André MEMAIN

· Bilan financier par le Trésorier Francis CLOCHARD

· Rapport des vérificateurs aux comptes

· Intervention de Mr Michel TARDIEU formateur à la FNOSAD sur les maladies des abeilles

· Fonctionnement de l’association et projets pour 2018

· Questions diverses

Après l’assemblée générale, un apéritif sera offert par l’association.

Le Président

J-P VIELLARD

 

L’état doit prendre en charge la lutte contre le frelon asiatique…

Lutte contre les frelons asiatiques, l’état doit prendre en charge…

Un nouveau décret 2017-595 en date du 21 avril 2017 publié au JO du 23 avril 2017 stipule que les actions de destructions des espèces exotiques envahissantes (pour ce qui nous concerne, le frelon asiatique soit le frelon Vespa velutina) sont du ressort de l’état et de son représentant le Préfet.

Il est prévu, dans le texte en lien avec la loi N°2016-1087 du 8 août 2016 sur la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, des dispositions, dans la première sous section, qui ont pour objectif la réorganisation des règles relatives aux introductions dans la nature de spécimens d’espèces indigènes. Il crée également, dans les deux sous sections suivantes, les dispositions nouvelles de lutte contre les espèces envahissantes.

Quelque soit la situation du nid (territoire privé ou public), c’est le préfet qui est en charge d’organiser la destruction dont le coût est à la charge de l’état.

Tout citoyen est donc habilité à demander l’intervention du préfet pour l’application du décret.

Il a fallu dix ans de lutte pour enfin en arriver là. Pendant ces dix ans l’insecte a envahi quasiment la France entière et décimé de nombreux ruchers.

Combien d’années encore nous battrons nous pour l’interdiction des néocotinoïdes?


Source : à partir des données de l’INPN (Inventaire National du Patrimoine Naturel)

 

Pour plus d’information sur ce dossier, nos sources :

– Le numéro 1051 de novembre 2017 de L’Abeille de France

– Légifrance (www.legifrance.gouv.fr) : La loi N° 2016-1087 du 8 août 2016, les articles L411-5 à L411-9,

– le décret 2017-595 du 21 avril 2017

Décret 2017-595 (JO du 23 avril 2017)

Résultat du jeu concours au FIFO de Ménigoute

Lors du dernier ” festival international du film ornithologique de Ménigoute ”  de nombreux visiteurs passionnés par la vie des abeilles et l’apiculture sont venus visiter notre stand. Merci à tous.

Pour ceux qui ont participé au petit jeu concours dont la question était : quel est le nom de cet objet curieux utilisé par certains  apiculteurs (voir photo ci-contre).

La bonne réponse était :  ENFUMOIR MAROCAIN .

Le petit film ci-joint illustre son utilisation.

 

Nouveau danger pour les abeilles : Le sulfoxaflor

Nouveau danger pour les abeilles : Le sulfoxaflor

Décision prise en catimini sans concertation préalable avec les syndicats d’apiculteurs….

Un nouveau danger pour les abeilles, deux pesticides de type systémique (molécule qui colonise toute la plante donc jusqu’au pollen) ayant pour base de composition, la molécule du sulfoxaflor, viennent d’être autorisés à être utilisés en France  par l’ANSES (agences nationale de sécurité sanitaire pour l’alimentation, l’environnement et le travail). Le sulfoxaflor a été jugé utilisable pour l’arboriculture, un grand nombre de productions céréalières et les cultures légumières.

Cette molécule présente les mêmes caractéristiques que les néonicotinoïdes. Elle a pourtant été bloquée judiciairement par les USA, territoire d’origine de cette molécule. L’EFSA (L’EFSA est une agence européenne fondée par l’Union européenne qui opère indépendamment de la Commission européenne, du Parlement européen et des États membres de l’UE.) l’a considérée hautement toxique pour les abeilles.

Le lobbying a manifestement encore été très actif pour créer les conditions de cet accord qui intervient pourtant dans une période où la France a voté la loi biodiversité interdisant la vente des néonicotinoïdes à partir de 2018 (certes avec possibilités de dérogations…).

Nous rejoignons pleinement l’initiative de l’UNAF interpellant le Président Emmanuel Macron et le

Ministre d’état Nicolas Hulot pour demander le retrait de cette autorisation…

Pour en savoir plus sur le sujet, voir le site de l’UNAF :

https://www.unaf-apiculture.info/actualites/autorisation-d-un-nouveau-neonicotinoide-le-sulfoxaflor-l-unaf-demande-au.html

Autre source : consultez l’article paru le samedi 21 octobre 2017 sur la Nouvelle République.

Dernière minute :

Les ministres de l’agriculture et de l’écologie, suite aux interpellations des différentes associations, ont demandé vendredi à l’agence ANSES d’examiner des “données complémentaires” que l’anses aurait reçues “tout récemment”….

A suivre donc, avec vigilance, les futures décisions sur ce sujet….

source : Association Agir pour l’environnement.

n’hésitez pas à signer la pétition

https://stop-sulfoxaflor.agirpourlenvironnement.org/

 

Présence du rucher école au FIFO de Ménigoute

Le rucher école départemental de Magnerolle sera présent dans le cadre de la tenue d’un stand au Festival International du Film Ornithologique de Ménigoute qui se déroule du vendredi 27 octobre au mercredi 1er novembre 2017.

Le festival présente une sélection de films animaliers, des conférences, des rencontres débats, des ateliers, des expos, des sorties natures, un salon d’arts animaliers, un concours photo….

Cette année, vous pourrez trouver, notamment, dans la programmation des films en compétition :

-> “UNE PASSION D’OR ET DE FEU” du Réalisateur Sébastien Pins

Production : Sébastien Pins – Belgique – 6 MN 05 – 2017

Un apiculteur nous fait part de ses inquiétudes sur l’avenir de son rucher école. Une passion d’or et de feu qui, assurément, collabore à la survie de notre environnement (diffusion le 27 octobre 2017 à 21H00)

-> “BIENE MAJAS WILDE SCHWESTERN” du réalisateur : Jan Haft

Production : Nautilusfilm GmbH et Natural History Germany – Allemagne – 44 MN – 2016

Moins connues que leurs cousines domestiques productrices de miel, les abeilles sauvages sont d’une étonnante diversité. (diffusion le mardi 31 octobre à 14h30)

—————————-

Comme chaque année, le rucher école départemental du Magnerolle présente au festival ses activités et répond à toutes les interpellations des visiteurs concernant le monde des abeilles, les formations envisageables, les enjeux environnementaux.

Venez nous rejoindre à notre stand lors de cette manifestation, ce sera l’occasion d’échanges mais aussi la possibilité de s’inscrire à l’une de nos formations et éventuellement d’adhérer à notre association pour soutenir notre démarche si vous le souhaitez.

Des néonicotinoïdes trouvés dans 75% de miels…

Des néonicotinoïdes trouvés dans 75% de miels…

Une nouvelle étude réalisée par une équipe de chercheur suisses a été publiée le 6 octobre dans la revue Science.

Elle révèle que 75% des miels mondiaux sont contaminés par les néonicotinoïdes.

Nous avons alerté régulièrement sur les risques causés par ces pesticides sur les abeilles causant une partie de la mortalité et des dérèglements de celles-ci (perte de repères….).

Cette nouvelle étude confirme nos craintes et même si le dosage relevé dans le miel n’est pas directement toxique pour l’humain, il n’en reste pas moins un fléau pour les abeilles et autres pollinisateurs et l’emploi de ces néonicotinoïdes continuent également de polluer l’environnement dans son ensemble (végétaux, eau, sols…).

Il conviendra d’être particulièrement vigilant à ce que l’interdiction prévue en septembre 2018 soit réellement mise en application en évitant de laisser la place aux dérogations qui pourraient être accordées sur avis de l’ANSES.

A lire, un communiqué de presse de l’UNAF sur ce sujet diffusé le 6 octobre 2017.

 

Apiculture et le régime micro-BA

Apiculture et le régime micro-BA

Depuis 2016, la nouvelle réglementation pour les apiculteurs qui s’applique est le régime du micro-bénéfice agricole (micro-BA).

Dans le cadre de la nouvelle règlementation, le régime du forfait a disparu (depuis le 1er janvier 2016) au profit du micro-bénéfice agricole.

  • Les déclarations obligatoires pour les apiculteurs (amateurs et/ou professionnels)

-> NAPI, Une déclaration pour tous les apiculteurs quelque soit le nombre de ruches (amateur ou professionnel) :

Chaque ruche doit être déclarée (ruches, ruchettes, nucléis) avec pour objectif le suivi sanitaire, et une prise en compte sur le plan fiscal, social et responsabilité civile. Les déclarations sont à réaliser sur la période du 1er septembre au 31 décembre à partir de « Téléruchers » ou avec le document Cerfa 13995*03.

Tout apiculteur (amateur ou professionnel doit obtenir un numéro NAPI.

-> NUMAGRIT ou SIRET, l’une des 2 types de déclarations est de plus nécessaire selon la situation de l’apiculteur :

L’apiculteur amateur consomme tous les produits de ses ruches dans le cadre familial : le numéro NUMAGRIT est adapté.

L’apiculteur amateur ou professionnel vend le produit de ses ruches ou les donne en échange de services ou à des amis : un numéro SIRET est requis.

  • Le régime micro-BA, qui est concerné?

Les apiculteurs amateurs et professionnel qui vendent (ou échange et donne le miel…) dans la limite d’un chiffre d’affaires. Celui-ci est passé de 76 300€ (sous le régime du forfait précédent) à 82 200€ pour la moyenne des recettes des 3 dernières années précédentes.

Pour le calcul des recettes, doit être pris en compte :

-> Les ventes de produits de l’exploitation ;

-> Les subventions, aides, primes et indemnités perçues ;

-> Les indemnités d’assurance perçues suite à une calamité frappant les récoltes ou le cheptel ;

-> Les recettes potentielles mais non réalisées (produits prélevés par l’exploitant pour lui-même ou autrui.

A savoir : Le forfait de 82 200€ sera revalorisé tous les 3 ans par l’administration. La prochaine revalorisation aura lieu en 2019.

  • Comment calculer le revenu imposable ?

Pour le calcul du bénéfice imposable, il convient de prendre en compte :

Pour 2017 : la moyenne du bénéfice forfaitaire agricole de 2015 et les recettes hors taxes de 2016 et 2017 diminuées d’un abattement pour charges forfaitaires de 87%.

Pour l’année 2018 et suivantes :Prendre en compte la moyenne des années N, N-1 et N-2 et calculer selon la méthode suivante :

Soit : R1 = Recettes année N ; R2 = Recettes année N-1 ; R2 = Recettes année N-2

[(R1 + R2 + R3)/3] X (1 – 87%)  = [R1+ R2 + R3)/3 X 13%.

A savoir : Le montant de l’abattement (forfaitaire de 87%) ne peut être inférieur à 305€.

Pour l’année de création, il ne sera pris que les recettes HT de l’année. Pour les exploitations existant seulement depuis 2 ans, on fera la moyenne des 2 années de fonctionnement.

La moyenne permet de lisser les bonnes et mauvaises années.

  • Obligation comptable :

Les exploitants (apiculteurs amateurs ou professionnels) relevant du régime micro-bénéfice agricole doivent tenir un document enregistrant le détail journalier de leurs recettes professionnelles, avec des factures et toutes autres pièces justificatives. Les paiements en nature (pots de miel en échange d’une installation du rucher sur un terrain, d’un positionnement d’un stand au marché ou l’obtention d’un essaim par exemple….) sont considérés comme des recettes à enregistrer.

Les écritures peuvent se faire sur cahier ou sur informatique (tableur…)

La comptabilité est ultra-simplifiée sur les mêmes bases que les micro-entrepreneurs imposés dans la catégorie des BIC ou des BNC.

  • Obligation déclarative :

Les exploitants doivent indiquer sur leur déclaration complémentaire à leur déclaration de revenus (déclaration N°2042Cpro) le montant des recettes de l’année d’imposition et des 2 années précédentes.

  • Cotisations MSA ou non :

Il semblerait que le statut de cotisant solidaire reste d’actualité. Il prend effet si l’on dépasse 50 ruches ou 150h de travail. On ne peut plus y prétendre si l’on atteint 200 ruches et plus ou à partir de 1200heures par an de travail ou un revenu déclaré en tenant compte des 87% forfaitaires de charges dépassant 800 fois le SMIC (9,76 X 800 = 7808€ au 1er janvier 2017) ce qui correspond à un chiffre d’affaire d’environ 60 000€… (Ce qui laisse une certaine marge…).

En deça des 50 ruches ou 150h, on ne rentre donc pas dans ces statuts, la MSA ne nous demande rien.

Pour plus de précision lire la source suivante : Service-Public-Pro.fr

https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F24315

Néonicotonoïdes encore en question

L’emploi des néonicotinoïdes, hélàs, toujours au coeur de l’actualité….

 

  • Un état des lieux a été réalisé par l’UNAF (Union Nationale des Apiculteurs de France). La France reste fébrile sur les décisions indispensables à prendre notamment sur la culture des céréales (Blé, orge) par rapport à d’autres pays sur le plan européen et mondial.

Dans l’attente des avis de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) sur les alternatives possibles aux néonicotinoïdes, l’UNAF appelle la France à résister aux lobbies.

Voir le communiqué de l’UNAF à ce sujet : https://www.unaf-apiculture.info/IMG/pdf/cp_2017-09-18_unaf_neonics_interdiction_monde.pdf

 

  • Les députés européens, dans le cadre d’une procédure d’initiative, sont actuellement en train d’étudier un texte pour protéger les abeilles et l’apiculture, cependant, aucune référence aux néonicotinoïdes n’y apparait.

Il est urgent de soutenir l’action des apiculteurs et des associations afin que nous saisissions l’opportunité de ce texte pour inscrire de manière durable et efficace l’interdiction de l’emploi des nicotinoïdes au niveau européen.

Une pétition à l’initiative de Pollinis est proposée à l’adresse des députés européens, n’hésitez pas à la signer. Voir celle-ci ci-après :

https://info.pollinis.org/stop-neonics-commission-parlementaire-envi/


Pour plus d’information, nous vous proposons l’argumentaire de pollinis ci-dessous :

Nous avons une fenêtre de tir inespérée pour forcer la Commission européenne à interdire pour de bon les pesticides néonicotinoïdes responsables de plus de 20 ans de massacre intensif des abeilles…

… Mais il faut agir vite : dans deux semaines, il sera trop tard !

Envoyez sans tarder votre pétition aux députés européens en cliquant ici.

A la demande des apiculteurs, le Parlement européen est en train de préparer une procédure d’initiative (1) pour protéger les abeilles et l’apiculture…

…Sauf que ce texte ne fait pas une seule fois mention des pesticides néonicotinoïdes !

Les députés sont en train de décider de l’avenir des abeilles en Europe, sans mentionner une seule fois l’une des principales causes de leur déclin – qu’on pourrait enrayer en se débarrassant une bonne fois pour toutes de ces poisons !

Une centaine d’études scientifiques ont déjà été publiées qui montrent les effets dévastateurs des pesticides néonicotinoïdes sur les abeilles (2). Les deux dernières en date, effectuées en conditions réelles, sur le terrain, ont montré une mortalité de 23 % supérieure pour les abeilles mises en contact avec ces produits par rapport aux colonies non contaminées (3).

Pire : même à petite dose, ces pesticides sont capables de décimer une colonie tout entière ! En agissant sur le système nerveux central des abeilles, les néonicotinoïdes perturbent leur comportement : désorientation, diminution des vols pour faire des réserves, propension des abeilles à quitter la ruche, difficulté à entretenir leur habitat et élever une nouvelle reine, plus grande vulnérabilité aux parasites et champignons qui pullulent désormais dans les ruchers… (2) (3)

Malgré toutes ces preuves irréfutables, la Commission européenne rechigne à interdire complètement ces produits sur le territoire européen.

Car derrière elle, ce sont des centaines de lobbyistes qui travaillent d’arrache-pied pour défendre les intérêts colossaux des entreprises de l’industrie agrochimique – on parle de plusieurs milliards d’euros de bénéfices par an sur ces seuls pesticides !

En 2013, après des années de lutte des citoyens et des apiculteurs, la Commission a promulgué un moratoire partiel pour calmer les défenseurs des abeilles : les néonicotinoïdes seraient interdits seulement en certaines saisons, et sur certaines cultures…

Un plan taillé sur-mesure pour l’agrochimie, qui pouvait continuer à écouler ses produits tout en prétendant qu’ils n’étaient pour rien dans le déclin dramatique des abeilles.

L’année suivante, la consommation de pesticides tueurs d’abeilles avait bondi de 31 % (on est passé de 387 tonnes de néonicotinoïdes en 2013, à 508 tonnes en 2014)… (4)

… Et peu de temps après, les autorités sanitaires européennes tiraient la sonnette d’alarme : le déclin des abeilles était en train de s’accélérer en Europe. (5)

Tout ça parce que les institutions européennes n’ont pas osé aller à l’encontre des intérêts des lobbies, et interdire fermement, et en toutes saisons, les pesticides tueurs d’abeilles !

C’est pourtant ce moratoire partiel qui a été reconduit l’année dernière, et qui sera sans doute reconduit dans les années à venir, si nous ne coupons pas court à l’influence des lobbies sur la Commission européenne.

Mais aujourd’hui, nous avons un moyen de contraindre la Commission européenne d’interdire ces poisons – sans que les lobbies puissent s’interposer…

Il suffirait que les députés européens insèrent un amendement dans la procédure d’initiative sur l’apiculture qu’ils sont en train de préparer, pour que l’interdiction s’impose à la Commission européenne, et qu’elle soit obligée de répondre à la demande des députés.

Pour tous les défenseurs des abeilles et de la nature, ce serait un tour de force magistral, et un beau pied-de-nez fait aux lobbies de l’agrochimie, qui auront bien du mal à saboter cette nouvelle interdiction surprise comme ils l’ont fait avec la précédente.

Ils sont déjà quasiment parvenus à rendre caduque l’interdiction votée par les députés français l’été dernier ?

Leur pouvoir de nuisance est gigantesque. Mais cette fois, nous avons pour nous notre plus grande force : notre nombre, et notre capacité à faire pression sur des députés européens qui nous doivent leur élection – ainsi que leur réélection…

Alors ne perdez pas une minute : signez dès maintenant votre pétition aux députés européens pour obtenir la fin des pesticides tueurs d’abeilles en Europe !

signez dès maintenant votre pétition aux députés européens pour obtenir la fin des pesticides tueurs d’abeilles en Europe !

Ici chez POLLINIS, toute l’équipe est sur le pied de guerre pour obtenir l’inscription de l’interdiction des néonicotinoïdes dans cette résolution européenne sur les abeilles et l’apiculture.

Nous avons déjà rédigé un amendement, et multiplions les rendez-vous avec les députés influents pour les convaincre de le déposer.

Avec des dizaines, des centaines de milliers de citoyens derrière nous, croyez-moi, ils auront du mal à nous dire non !

C’est pourquoi il est vraiment important que vous preniez deux petites minutes pour cliquer sur ce lien et signer la pétition, et pour diffuser ce message le plus largement possible autour de vous – en le transférant à vos amis par email par exemple, ou en partageant cette action sur les réseaux sociaux.

Un grand merci par avance pour votre engagement dans cette bataille cruciale pour l’avenir des abeilles et de tout l’environnement qui en dépend !

Bien cordialement,

Nicolas Laarman, Délégué général

____

Références :

(1) 2017/2115(INI) Perspectives et défis pour le secteur apicole de l’Union européenne.

(2) Voir par exemple Worldwide integrated assessment on systemic pesticides.

(3) L’exposition chronique aux néonicotinoïdes réduit la santé des abeilles dans les cultures de maïs N.Tsvetkov, O.Samson-Robert, K. Sood, H.S. Patel, D.A. Malena, P.H. Gajiwala, P. Maciukiewicz, V. Fournier, A. Zayed Doi:10.1126/science.aam7470.Science. 30 Juin 2017;356(6345):1395-1397.

Spécificité nationale des effets des néonicotinoides sur les abeilles domestiques et sauvages A. Woodcock, J.M. Bullock, R.F. Shore, M.S. Heard, M.G. Pereira, J. Redhead, L. Ridding, H. Dean, D. Sleep, P. Henrys, J. Peyton, S. Hulmes, L. Hulmes, M. Sárospataki, C. Saure, M. Edwards, E. Genersch, S. Knäbe, R.F. Pywell Doi:10.1126/science.aaa1190.Science. 30 juin; 356(6345):1393-1395.

(4) L’utilisation des insecticides « tueurs d’abeilles » est toujours en forte augmentation, Stéphane Foucart, LeMonde.fr – 27.05.2016

(5) EU scientific workshop on bee health and sustainable pollination – European Food Safety Authority and the European Commission’s Directorate General for Agriculture and Rural Development, 10 March 2016

 

POLLINIS Association Loi 1901, 10, rue Saint Marc 75002 Paris www.pollinis.org

MISSION CONGO RDC 2017

“BUKAVU  2017”

Du 29 janvier au 23 février 2017,

j’ai effectué une mission de formation apicole au profit de l’association congolaise ” TROIS SEPT “.

Cette mission fait suite à une demande de l’association APIFLORDEV. Avec un membre d’APIFLORDEV j’ai effectué la mission de faisabilité en juin 2014. Nous avions évalué les ressources mellifères et les demandes de l’association qui voulait développer l’apiculture dans la périphérie de Bukavu.

Les demandes de formation étaient importantes : les paysans de la région du sud Kivu sont très pauvres et les ventes de miel peuvent permettre de financer l’école des enfants puisqu’ au Congo RDC ; l’école n’est pas gratuite.

Le Congo RDC est un grand pays, dont la surface est à peu près équivalente à cinq fois et demie la France. La population est de 77 millions d’habitants.

Projet :

        L’objectif de ma mission est :

                     ❖ former 40 apiculteurs et apicultrices

                     ❖ installer 20 ruches kenyanes.

Déroulement de la mission :

Je suis arrivé le 30 janvier au matin à Bukavu, après un atterrissage au Rwanda. Dieudonné Anyi, membre d’Apiflordev, était arrivé sur place depuis plusieurs semaines pour préparer la mission. Emmanuel Anyi, directeur de l’association congolaise 3/7 m’a accueilli à l’aéroport de Kigaly.

Le premier jour a été consacré à la programmation des activités, pour les quatre semaines à venir et à la rencontre avec le menuisier, pour la fabrication des 20 ruches kenyanes. La salle de cours a été préparée avec un groupe électrogène pour produire l’électricité nécessaire au vidéoprojecteur (l’électricité produite localement n’est pas permanente).

31 janvier : Début des cours avec les 20 élèves prévus, cinq femmes et quinze hommes. Ils viennent des campagnes aux alentours de Bukavu et de l’île d’Idjwi, sur le lac Kivu. Ces élèves sont très motivés et posent beaucoup de questions. Emmanuel, le directeur de “Trois Sept” explique les horaires et l’emploi du temps du stage. Pour les cours, je serai assisté par Michel Jendarme Nyakazana, rencontré en 2014 et qui assure la fonction d’interprète.

2 La formation s’effectuera pendant cinq jours, avec une journée sur le terrain pour transvaser une ruche traditionnelle locale dans une ruche kenyane et visiter quelques ruches. L’enseignement portera sur :

❖ l’anatomie et la biologie de l’abeille

❖ l’apiculture moderne

❖ l’essaimage

❖ la division d’une colonie afin d’augmenter le cheptel apiaire

❖ la conduite de la ruche kenyane.

Vendredi 3 février :

Dernière journée de théorie. Le cours est consacré à la préparation de la ruche kenyane que nous allons peupler avec un essaim pris dans une ruche traditionnelle :

❖ Nous la parfumons avec de la citronnelle sur toutes les parois.

❖ Nous passons toutes les barrettes à la cire à l’aide d’un pinceau.

❖ Nous apprenons l’utilisation de l’enfumoir : comment l’allumer et comment l’utiliser pour aborder une ruche.

L’après-midi est consacré à la récupération d’un essaim et la constitution d’un essaim artificiel.

Samedi 4 février :

Dieudonné, Emmanuel et moi, nous nous déplaçons en 4×4 jusqu’au village de Mudusa là où réside Michel Jendarme. Les élèves sont au rendez-vous ; ils se sont déplacés avec leurs propres moyens.

Nous visitons quelques ruches traditionnelles. Les abeilles sont douces. C’est la fin de la saison des pluies et nous ne trouvons pratiquement pas de miel, pas de faux-bourdons non plus. En revanche, elles ont stocké beaucoup de pollen. J’apprends aux élèves à reconnaître le couvain, les œufs et les larves.

Nous fixons les brèches sur les barrettes. Le travail est long et fastidieux. Tout le monde est impatient de voir la reine. A la fin du transvasement, déception : nous n’avons pas encore vu la reine. Anecdote : Je demande aux élèves de secouer leur tenue au-dessus de la ruche kenyane. Un apiculteur aperçoit alors un attroupement d’abeilles sur la tête d’Emmanuel ; il remarque une abeille différente des autres. Nous constatons que “l’abeille différente” n’est autre que la reine. C’est une belle reine noire que je m’empresse de marquer. Grande satisfaction chez les apiculteurs qui n’avaient encore jamais différencié une reine d’une abeille commune ! La reine est rendue à sa colonie et nous refermons la ruche.

Retour au village, distant du rucher de trois quarts d’heure de marche, sous une forte chaleur et un terrain montagneux ; Bukavu est à 1200 mètres d’altitude. Retour à Bukavu en fin de journée où il est prévu que nous enregistrions une émission sur l’apiculture au Kivu du sud, pour la télévision congolaise. Nous devons expliquer les objectifs de notre mission ; Dieudonné et Emmanuel m’accompagnent.

Dimanche 5 février :

Préparation du matériel pour notre départ du lendemain à Tchiherano, situé à 50 km de Bukavu, où nous attendent une vingtaine d’élèves pour une nouvelle formation et l’installation d’un rucher de 10 ruches kenyanes. Ce sera le rucher-école. Repos hebdomadaire pendant l’après-midi.

 

 

 

Lundi 6 février :

Pluies diluviennes qui nous empêchent de partir ; les pistes sont impraticables. Les rues de Bukavu sont inondées ; les orages sont violents. Nous mettons à profit notre temps pour aller rencontrer le menuisier qui a reçu la commande des ruches à fabriquer. Mission utile : il fallait activer l’avancée des constructions.

Mardi 7 février :

Départ pour Tchiherano à six heures du matin. Le voyage est difficile en raison des routes défoncées et ensuite des pistes en terre. Les paysages sont magnifiques, paysages de vallées très profondes et de montagnes avec des cultures vivrières et des forêts. Durée du voyage : quatre heures pour effectuer une cinquantaine de kilomètres. Arrivée à Tchiherano à 10H seulement. Installation au presbytère. La salle de cours est à côté et les élèves se présentent à 13H. Pas le temps de prendre un repas ; installation immédiate de la salle de cours avec le projecteur et l’ordinateur, ainsi que le matériel apicole de démonstration. Ici, en brousse l’électricité fonctionne 24H sur 24. Arrivée des élèves. Présentation de la formation, idem au stage précédent. Proportions hommes / femmes identique à la semaine précédente. Les élèves sont motivés et curieux. Les cours doivent s’arrêter vers 16H30, en raison de l’éloignement des élèves pour rejoindre leurs villages, sans aucun moyen de transport autre que la marche à pieds. La formation se déroulera sur 5 jours, trois pour la théorie et deux jours sur le terrain pour le transvasement des abeilles et l’installation du rucher-école. 4

Jeudi 9 février :

La formation théorique se termine : les élèves sont satisfaits et tout ce qui était prévu a pu être réalisé. Nous terminons par la préparation de la ruche dans laquelle nous allons procéder à un transvasement le lendemain, puis séance photo. Au retour, avec Dieudonné et Michel Jeandarme, nous passons par la radio locale de la région et nous expliquons en direct notre mission humanitaire apicole, pendant 30 minutes. Je profite aussi de ce temps pour parler de l’action d’Apiflordev.

Vendredi 10 février :

Rendez-vous fixé à huit heures du matin sur le terrain. Personne ne manque à l’appel. La ruche kenyane est installée sur le toit du 4×4 pour le trajet, d’un kilomètre. Le déplacement des élèves se fait à pied. Sur place, nous découvrons un beau rucher composé de ruches traditionnelles. J’explique aux élèves comment nous allons procéder et je rappelle les règles de sécurité. Nous effectuons le transvasement et procédons au marquage de la reine. Nous terminons vers midi et nous nous retrouvons dans le même rucher l’après -midi, pour y visiter les ruches traditionnelles. Dans certaines ruches, nous trouvons du couvain de faux bourdons, signe que la saison des essaimages arrive.

 

Samedi 11 février :

Emmanuel est arrivé tôt le matin, pour apporter les ruches du rucher école. Le terrain est situé à quelques kilomètres du village de Tchiherano. Les élèves attendent déjà. Les supports de ruches ont été installés avant notre arrivée et le terrain a été nettoyé. Je fais cirer les barrettes et frotter les parois à la citronnelle. Ensuite, nous installons les ruches. Le travail a été effectué par les élèves en respectant les consignes données lors de la formation. On peut être satisfait : les cours ont été très bien assimilés. Il n’y plus qu’à attendre que les ruches modernes soient habitées par les abeilles. Le premier rucher école du sud Kivu et né. Je prononce un discours de circonstance et je rappelle le rôle d’Apiflordev pour la mise en œuvre de cette formation. Pour l’association 3/7, Emmanuel et le chef coutumier prononcent également un discours. Ensuite, nous partageons le repas avec les apiculteurs. Ce repas avait été préparé par le personnel de l’association 3/7. Au menu : arachides, beignets et bière locale. L’installation du rucher école a suscité de grands espoirs chez les habitants pour le développement de l’apiculture. Nous quittons le village vers 13H pour regagner Bukavu. Ce fut une matinée inoubliable tant sur le plan du travail que des échanges entre apiculteurs. 5 Dimanche 12 février : Nous préparons le programme des deux semaines à venir ainsi que la mission de formation sur l’île d Idjwi sur le lac Kivu. Nous rendons visite au menuisier afin accélérer la fabrication des ruches pour l’installation sur l’île d’Idjwi.

Lundi 13 février :

La journée est consacrée aux contacts avec les autres associations qui sont demandeuses d’aides auprès d’Apiflordev. Emmanuel, Dieudonné et moi, nous rencontrons Chantal IRANDA de l’association ASPL pour la promotion des initiatives locales. Elle est coordinatrice et responsable de l’administratif au sein de cette association. Elle est à l’origine de la demande d’aide auprès d’Apiflordev. Le projet pourrait se jumeler avec celui de l’association 3/7. Les membres de cette association paraissent motivés, actifs et prêts à travailler avec 3/7. L’après-midi, nous rencontrons M. Pilipili Muzerwa, président de “Initiatives paysannes pour l’agriculture et le développement ” (IPAD), association qui compte 65 membres, cotisant 5 $ par mois. C’est un groupement de producteurs qui voudraient diversifier ses produits et produire du miel. Cette association possède actuellement 5 ruches, mais les adhérents ont besoin de formation. Le président est d’accord pour adhérer à l’association 3/7. Il serait possible par la suite, de former 2 ou 3 personnes de cette association.

Mardi 14 février :

Déplacement à Mumosho pour voir le terrain acquis par l’association en vue de bâtir une miellerie. Au passage, nous visitons un apiculteur qui possède 83 ruches traditionnelles et une ruche kenyane. Le rucher est bien tenu. Les ruches sont en bonne santé mais la ruche kenyane est mal construite. J’explique à l’apiculteur comment la modifier aux bonnes dimensions. Le terrain sur lequel sera installée la miellerie paraît conforme aux attentes, il est bien situé. Il est au centre de l’axe des formations d’apiculteurs. Les arrivées d’eau et d’électricité sont à proximité.

Mercredi 15 février :

Départ pour Birava à 7H. Nous longeons le lac Kivu et après 3 heures et demie de route, sur des pistes détrempées par les orages de la nuit, nous arrivons à destination. Le groupe d’apiculteurs et d’apicultrices nous attend. Ils sont tous très jeunes et ils ont un bon niveau scolaire. Pendant deux heures, je leur explique ce qu’est l’apiculture moderne. Ils sont curieux et veulent acquérir de nouvelles connaissances. 6 Nous avons essayé d’ouvrir quelques ruches dans un rucher à proximité, mais les abeilles étaient tellement agitées que nous avons dû quitter les lieux. Donc, retour à Bukavu avec le plaisir d’admirer des magnifiques paysages.

Jeudi 16 février :

Préparation pour le départ sur l’île d’Idjwi : les ruches kenyanes et tout notre matériel sont embarqués sur le bateau qui nous conduira à Idjwi.

Vendredi 17 février :

Embarquement à 13H sous une pluie battante. 3 H de traversée avec les habitants de l’île qui travaillent à Bukavu et qui rentrent chez eux le week-end. L’île d’Idjwi est proche du Rwanda ; elle compte environ 200 000 habitants sur 310 km². C’est une île montagneuse. Les apiculteurs de l’île m’attendent mais aussi le service de migration, un peu zélé qui m’a retenu 2H. Le responsable voulait me faire repartir par le prochain bateau : selon lui, mon passeport n’était pas en règle. Les apiculteurs commençaient à s’énerver. Ils ont prévenu Dieudonné, resté à Bukavu ; celui-ci a demandé l’intervention du gouverneur pour débloquer la situation. Juste un peu de temps perdu… Sur l’île, il n’y a pas de voiture, nous devrons parcourir 4km à pied pour rejoindre notre hébergement.

 

Samedi 18 février :

La salle paroissiale a été réservée pour les cours théoriques. Le groupe est important : une soixantaine d’élèves. Début du cours à 9H30 et fin du cours à 14H30. Les élèves sont très demandeurs de connaissances sur la vie de l’abeille et la conduite de la ruche kenyane. Les nombreuses questions sont pertinentes. J’ai rarement rencontré des élèves aussi passionnés. A 14H30, pause repas, puis visite du rucher de la paroisse, composé essentiellement de ruches traditionnelles avec cependant quelques ruches kenyanes. Les abeilles sont très douces. Je les visite sans tenue, en enfumant légèrement. Les élèves sont étonnés. Je leur explique que l’enfumoir est nécessaire pour aborder une ruche. Il faut enfumer et non pas brûler, comme ils pratiquent actuellement. Nous terminons la journée par une visite au siège de l’association “PACAF” (projet Asali Chemchel ya Afya), dont le président est Dieumerci Mahano. Dieumerci a suivi le 7 premier stage à Bukavu et il a monté un projet de développement apicole pour l’île d’Idjwi. Je lui promets que ce projet sera remis à Apiflordev. L’île a un besoin urgent d’aide ; on y compte de nombreux apiculteurs qui veulent développer leur potentiel.

Dimanche 19 février :

Installation du rucher-école et transvasement d’une ruche traditionnelle dans une ruche kenyane. Il a plu une partie de la nuit et les pistes sont boueuses. Nous visitons une plantation d’arbres et plantes mellifères qui a été installée par une jeune femme, ingénieur agronome. Nous nous rendons ensuite au port. Après avoir chargé les 10 ruches kenyanes, nous embarquons sur une pirogue à moteur pour nous rendre sur le terrain de la paroisse qui se trouve à une demi-heure en pirogue. Les apiculteurs sont déjà sur le terrain. Les ruches sont préparées : cirage des cadres et passage des parois à la citronnelle. Tout est prêt pour la capture des essaims. Une ruche est réservée pour le transvasement. L’essaim choisi était installé dans la ruche traditionnelle depuis environ une quinzaine de jours, selon mon avis. Il n’y avait qu’une brèche que nous avons fixée sur une barrette. Nous n’y avons pas vu la reine mais la colonie a été transvasée en entier et les abeilles ” battaient le rappel”. J’ai expliqué aux élèves les différentes étapes du transvasement. J’étais aidé dans cette tâche par Michel Jandarme qui a été particulièrement efficace pendant tout le séjour. J’ai réalisé tout le travail sans tenue, à l’aide d’un enfumoir. Les élèves pensaient que je résistais à des centaines de piqûres alors que je n’ai eu que deux piqûres. J’ai fourni l’explication : lorsque la colonie est désorganisée, elle ne pique plus. Un deuxième rucher-école était donc installé pendant ma mission. C’est le premier rucher école de l’île. Nous concluons la formation. Les apiculteurs sont très contents et souhaitent que je puisse revenir pour installer d’autres ruches et surtout pour que d’autres apiculteurs puissent être formés. Emmanuel Anyi, directeur de 3/7 remet deux tenues au président de “PACAF”. Le président des apiculteurs de l’île nous remercie mais nous dit que les apiculteurs du nord de l’île sont déçus de n’avoir pas pu suivre la formation, du fait de l’éloignement. Nous décidons de leur rendre visite après le repas de midi. 8 Nous partons donc pour une visite au nord de l’île, à 2H30 de pirogue, sous la pluie et le froid. Arrivée à Bugarula vers 16H30, joli petit village au bord du lac. Nous sommes accueillis par les apiculteurs parmi lesquels je reconnais un jeune qui a suivi la formation à Bukavu avec moi. Nous nous réunissons dans une salle. Emmanuel présente l’association 3/7 et le président de PACAF traduit dans le dialecte de l’île. Ensuite, je leur présente Apiflordev et je leur explique ce qu’est l’apiculture moderne ainsi que la ruche kenyane. Je leur transmets les dimensions pour qu’ils puissent en faire fabriquer par un menuisier local. Traditionnelles photos, puis repas pris chez la maman de Nadège, bénévole de l’association 3/7 qui assure l’intendance et qui est originaire de l’île.

Lundi 20 février :

Départ de notre hébergement pour aller à l’embarcadère ; nous parcourons 4km à pied avec nos bagages. Arrivée à 10H à Bukavu. L’après-midi, avec Dieudonné, nous rencontrons le chef coutumier de l’île, Mwami Tambovka, qui est député et qui réside à Bukavu. Nous le remercions de son intervention auprès des services de la migration, le jour de mon arrivée sur l’île. Je lui ai expliqué les objectifs de la mission ainsi que le rôle d’Apiflordev pour le développement de l’apiculture au Congo RDC. Il nous assure de son soutien dans les projets et de son appui en cas de difficultés.

Mardi 21 février : Nous préparons la cérémonie de remise des diplômes qui aura lieu le lendemain de 10H à 16H. Nous rencontrons une association de Bukavu qui pratique l’apiculture pour venir en aide aux personnes âgées.

Mercredi 22 février :

Cérémonie de remise de diplômes. Une centaine de personnes sont invitées ; ce sont les élèves et des autorités locales. Là, présentation des associations respectives et un récapitulatif du déroulement des formations. Les radios locales et la télévision sont présentes. Après la remise des diplômes et le repas pris en commun, il est l’heure de se dire “au revoir”. Dieudonné reste encore quelques semaines pour terminer la mission ; quant à moi, je reprends l’avion le lendemain. 9 Cette dernière journée a été chargée en émotion.

 

Jeudi 23 février :

A 9H, je quitte Bukavu. Emmanuel m’accompagne jusqu’à Kigali. Mon avion décolle à 2H du matin et après une escale de 3H40, à Istanbul, j’arrive à Roissy le vendredi à 17H.

Conclusion :

La mission s’est déroulée dans de bonnes conditions et les objectifs ont été atteints : les deux ruchers écoles vont pouvoir fonctionner

. Les demandes au Kivu du sud sont importantes notamment en formation et en matériel (miellerie, tenues, enfumoirs).

Cette mission a été financée pour une partie par Apiflordev et par un financement participatif.

A l’avenir, si on veut continuer à développer l’apiculture dans ce pays, il faudra rechercher des financements plus importants car la demande est forte, surtout sur l’île d’Idjwi qui est délaissée de tous.

Avec Dieudonné, nous remercions le directeur de l’association 3/7, Emmanuel Anyi, pour sa collaboration, ainsi que le personnel bénévole de l’association pour son travail.

Merci aussi à Michel Jendarme pour son aide précieuse et qui continuera de suivre le projet car c’est maintenant une personne qualifiée en apiculture traditionnelle et moderne.

    Dieudonné ANYI  

Jean-Paul VIELLARD

URGENT : Protéger nos haies des pesticides

haie fleurie-biodiversité

Protéger nos haies des pesticides….

La protection de la biodiversité est à nouveau en jeu par la protection des supports essentiels pour la flore, la faune et plus particulièrement nos abeilles butineuses…

Les députés européens ont à voter pour ce mercredi 14 juin un texte prônant l’interdiction de l’utilisation des pesticides sur les Surfaces d’Intérêt Ecologique (soit les haies, les arbres, les zones enherbées et fleuries…).

Il nous appartient d’inciter nos députés européens à voter ce texte ce qui ne semble, hélas, aujourd’hui pas assuré.

Participons par la transmission aux députés européens de courriels argumentaires en deux clics selon la démarche ci-dessous proposée.

Pour ce faire, nous communiquons le texte du Syndicat National des Apiculteurs qui s’associe à la démarche de France Nature Environnement (à l’initiative de cet appel).

Le 14 juin (mercredi), les eurodéputés devront se prononcer sur la possibilité d’utiliser des pesticides dans les Surfaces d’Intérêt Ecologique (SIE).

Derrière ce terme, se cachent les haies, les arbres, les bandes enherbées ou fleuries que l’on retrouve en bordure des champs mais aussi toutes ces cultures fixant l’azote ou encore des couverts végétaux qui préservent les sols de l’érosion. Autant d’éléments indispensables à nos abeilles et aux pollinisateurs !

L’UNAF vous appelle à largement solliciter vos députés européens pour leur faire savoir que vous comptez sur eux pour voter dans le bon sens et pour interdire l’usage des pesticides dans ces SIE.

France Nature Environnement a créé un outil à cet effet A CE LIEN.

Nous vous encourageons à signer et diffuser largement cette initiative auprès de vos adhérents.

Pour ceux qui le pourront, n’hésitez pas à prendre votre téléphone demain dans la journée pour appeler la permanence de vos eurodéputés (vous trouverez les contacts ici >> http://www.europarl.europa.eu/meps/fr/search.html?country=FR )