Nouveau danger pour les abeilles : Le sulfoxaflor

Nouveau danger pour les abeilles : Le sulfoxaflor

Décision prise en catimini sans concertation préalable avec les syndicats d’apiculteurs….

Un nouveau danger pour les abeilles, deux pesticides de type systémique (molécule qui colonise toute la plante donc jusqu’au pollen) ayant pour base de composition, la molécule du sulfoxaflor, viennent d’être autorisés à être utilisés en France  par l’ANSES (agences nationale de sécurité sanitaire pour l’alimentation, l’environnement et le travail). Le sulfoxaflor a été jugé utilisable pour l’arboriculture, un grand nombre de productions céréalières et les cultures légumières.

Cette molécule présente les mêmes caractéristiques que les néonicotinoïdes. Elle a pourtant été bloquée judiciairement par les USA, territoire d’origine de cette molécule. L’EFSA (L’EFSA est une agence européenne fondée par l’Union européenne qui opère indépendamment de la Commission européenne, du Parlement européen et des États membres de l’UE.) l’a considérée hautement toxique pour les abeilles.

Le lobbying a manifestement encore été très actif pour créer les conditions de cet accord qui intervient pourtant dans une période où la France a voté la loi biodiversité interdisant la vente des néonicotinoïdes à partir de 2018 (certes avec possibilités de dérogations…).

Nous rejoignons pleinement l’initiative de l’UNAF interpellant le Président Emmanuel Macron et le

Ministre d’état Nicolas Hulot pour demander le retrait de cette autorisation…

Pour en savoir plus sur le sujet, voir le site de l’UNAF :

https://www.unaf-apiculture.info/actualites/autorisation-d-un-nouveau-neonicotinoide-le-sulfoxaflor-l-unaf-demande-au.html

Autre source : consultez l’article paru le samedi 21 octobre 2017 sur la Nouvelle République.

Dernière minute :

Les ministres de l’agriculture et de l’écologie, suite aux interpellations des différentes associations, ont demandé vendredi à l’agence ANSES d’examiner des “données complémentaires” que l’anses aurait reçues “tout récemment”….

A suivre donc, avec vigilance, les futures décisions sur ce sujet….

source : Association Agir pour l’environnement.

n’hésitez pas à signer la pétition

https://stop-sulfoxaflor.agirpourlenvironnement.org/

 

Présence du rucher école au FIFO de Ménigoute

Le rucher école départemental de Magnerolle sera présent dans le cadre de la tenue d’un stand au Festival International du Film Ornithologique de Ménigoute qui se déroule du vendredi 27 octobre au mercredi 1er novembre 2017.

Le festival présente une sélection de films animaliers, des conférences, des rencontres débats, des ateliers, des expos, des sorties natures, un salon d’arts animaliers, un concours photo….

Cette année, vous pourrez trouver, notamment, dans la programmation des films en compétition :

-> “UNE PASSION D’OR ET DE FEU” du Réalisateur Sébastien Pins

Production : Sébastien Pins – Belgique – 6 MN 05 – 2017

Un apiculteur nous fait part de ses inquiétudes sur l’avenir de son rucher école. Une passion d’or et de feu qui, assurément, collabore à la survie de notre environnement (diffusion le 27 octobre 2017 à 21H00)

-> “BIENE MAJAS WILDE SCHWESTERN” du réalisateur : Jan Haft

Production : Nautilusfilm GmbH et Natural History Germany – Allemagne – 44 MN – 2016

Moins connues que leurs cousines domestiques productrices de miel, les abeilles sauvages sont d’une étonnante diversité. (diffusion le mardi 31 octobre à 14h30)

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Comme chaque année, le rucher école départemental du Magnerolle présente au festival ses activités et répond à toutes les interpellations des visiteurs concernant le monde des abeilles, les formations envisageables, les enjeux environnementaux.

Venez nous rejoindre à notre stand lors de cette manifestation, ce sera l’occasion d’échanges mais aussi la possibilité de s’inscrire à l’une de nos formations et éventuellement d’adhérer à notre association pour soutenir notre démarche si vous le souhaitez.

Des néonicotinoïdes trouvés dans 75% de miels…

Des néonicotinoïdes trouvés dans 75% de miels…

Une nouvelle étude réalisée par une équipe de chercheur suisses a été publiée le 6 octobre dans la revue Science.

Elle révèle que 75% des miels mondiaux sont contaminés par les néonicotinoïdes.

Nous avons alerté régulièrement sur les risques causés par ces pesticides sur les abeilles causant une partie de la mortalité et des dérèglements de celles-ci (perte de repères….).

Cette nouvelle étude confirme nos craintes et même si le dosage relevé dans le miel n’est pas directement toxique pour l’humain, il n’en reste pas moins un fléau pour les abeilles et autres pollinisateurs et l’emploi de ces néonicotinoïdes continuent également de polluer l’environnement dans son ensemble (végétaux, eau, sols…).

Il conviendra d’être particulièrement vigilant à ce que l’interdiction prévue en septembre 2018 soit réellement mise en application en évitant de laisser la place aux dérogations qui pourraient être accordées sur avis de l’ANSES.

A lire, un communiqué de presse de l’UNAF sur ce sujet diffusé le 6 octobre 2017.

 

Apiculture et le régime micro-BA

Apiculture et le régime micro-BA

Depuis 2016, la nouvelle réglementation pour les apiculteurs qui s’applique est le régime du micro-bénéfice agricole (micro-BA).

Dans le cadre de la nouvelle règlementation, le régime du forfait a disparu (depuis le 1er janvier 2016) au profit du micro-bénéfice agricole.

  • Les déclarations obligatoires pour les apiculteurs (amateurs et/ou professionnels)

-> NAPI, Une déclaration pour tous les apiculteurs quelque soit le nombre de ruches (amateur ou professionnel) :

Chaque ruche doit être déclarée (ruches, ruchettes, nucléis) avec pour objectif le suivi sanitaire, et une prise en compte sur le plan fiscal, social et responsabilité civile. Les déclarations sont à réaliser sur la période du 1er septembre au 31 décembre à partir de « Téléruchers » ou avec le document Cerfa 13995*03.

Tout apiculteur (amateur ou professionnel doit obtenir un numéro NAPI.

-> NUMAGRIT ou SIRET, l’une des 2 types de déclarations est de plus nécessaire selon la situation de l’apiculteur :

L’apiculteur amateur consomme tous les produits de ses ruches dans le cadre familial : le numéro NUMAGRIT est adapté.

L’apiculteur amateur ou professionnel vend le produit de ses ruches ou les donne en échange de services ou à des amis : un numéro SIRET est requis.

  • Le régime micro-BA, qui est concerné?

Les apiculteurs amateurs et professionnel qui vendent (ou échange et donne le miel…) dans la limite d’un chiffre d’affaires. Celui-ci est passé de 76 300€ (sous le régime du forfait précédent) à 82 200€ pour la moyenne des recettes des 3 dernières années précédentes.

Pour le calcul des recettes, doit être pris en compte :

-> Les ventes de produits de l’exploitation ;

-> Les subventions, aides, primes et indemnités perçues ;

-> Les indemnités d’assurance perçues suite à une calamité frappant les récoltes ou le cheptel ;

-> Les recettes potentielles mais non réalisées (produits prélevés par l’exploitant pour lui-même ou autrui.

A savoir : Le forfait de 82 200€ sera revalorisé tous les 3 ans par l’administration. La prochaine revalorisation aura lieu en 2019.

  • Comment calculer le revenu imposable ?

Pour le calcul du bénéfice imposable, il convient de prendre en compte :

Pour 2017 : la moyenne du bénéfice forfaitaire agricole de 2015 et les recettes hors taxes de 2016 et 2017 diminuées d’un abattement pour charges forfaitaires de 87%.

Pour l’année 2018 et suivantes :Prendre en compte la moyenne des années N, N-1 et N-2 et calculer selon la méthode suivante :

Soit : R1 = Recettes année N ; R2 = Recettes année N-1 ; R2 = Recettes année N-2

[(R1 + R2 + R3)/3] X (1 – 87%)  = [R1+ R2 + R3)/3 X 13%.

A savoir : Le montant de l’abattement (forfaitaire de 87%) ne peut être inférieur à 305€.

Pour l’année de création, il ne sera pris que les recettes HT de l’année. Pour les exploitations existant seulement depuis 2 ans, on fera la moyenne des 2 années de fonctionnement.

La moyenne permet de lisser les bonnes et mauvaises années.

  • Obligation comptable :

Les exploitants (apiculteurs amateurs ou professionnels) relevant du régime micro-bénéfice agricole doivent tenir un document enregistrant le détail journalier de leurs recettes professionnelles, avec des factures et toutes autres pièces justificatives. Les paiements en nature (pots de miel en échange d’une installation du rucher sur un terrain, d’un positionnement d’un stand au marché ou l’obtention d’un essaim par exemple….) sont considérés comme des recettes à enregistrer.

Les écritures peuvent se faire sur cahier ou sur informatique (tableur…)

La comptabilité est ultra-simplifiée sur les mêmes bases que les micro-entrepreneurs imposés dans la catégorie des BIC ou des BNC.

  • Obligation déclarative :

Les exploitants doivent indiquer sur leur déclaration complémentaire à leur déclaration de revenus (déclaration N°2042Cpro) le montant des recettes de l’année d’imposition et des 2 années précédentes.

  • Cotisations MSA ou non :

Il semblerait que le statut de cotisant solidaire reste d’actualité. Il prend effet si l’on dépasse 50 ruches ou 150h de travail. On ne peut plus y prétendre si l’on atteint 200 ruches et plus ou à partir de 1200heures par an de travail ou un revenu déclaré en tenant compte des 87% forfaitaires de charges dépassant 800 fois le SMIC (9,76 X 800 = 7808€ au 1er janvier 2017) ce qui correspond à un chiffre d’affaire d’environ 60 000€… (Ce qui laisse une certaine marge…).

En deça des 50 ruches ou 150h, on ne rentre donc pas dans ces statuts, la MSA ne nous demande rien.

Pour plus de précision lire la source suivante : Service-Public-Pro.fr

https://www.service-public.fr/professionnels-entreprises/vosdroits/F24315