Baisse des récoltes de miel et nombreuses ruches orphelines

bee-24638_960_720Baisse des récoltes de miel et nombreuses ruches orphelines pour cette fin d’année 2016 :

Pour notre département, il est, de manière préoccupante, constaté une baisse de la récolte. Le bilan de cette année apicole laisse, en effet, apparaitre une récolte très moyenne, inférieure à 2015. De plus beaucoup de ruches sont orphelines, ce qui laisse présager un passage de l’hiver très difficile pour le cheptel. Les conditions climatiques (printemps très humide et été très sec) en sont pour une part la cause, les attaques des frelons asiatiques sont, de plus restées très prégnantes, enfin, la poursuite des emplois des pesticides ont également fortement généré cette situation particulièrement difficile cette année encore.

Ce constat alarmant s’inscrit dans un contexte national tout aussi, voire plus encore alarmant. Il apparait que l’ensemble du territoire national est touché comme le met en avant le communiqué de presse de l’UNAF (Union National des Apiculteurs de France) que vous trouverez ci-dessous :

Après un léger mieux en 2015, la récolte de miel 2016 passe en-dessous des 10 000 tonnes avec selon les régions des baisses de 60 à plus de 80% !

L’UNAF demande la reconnaissance en calamité agricole pour les régions les plus touchées et des aides exceptionnelles.

Une nouvelle année catastrophique pour l’ensemble des apiculteurs français.  Après un léger mieux en 2015, la récolte 2016 est d’environ 9 000 tonnes, en dessous des 10 000 tonnes de 2014, qui était considérée déjà comme la pire année de l’apiculture française.

Des conditions climatiques extrêmement contrastées avec des pluies abondantes et un printemps tardif, suivis d’une grande période de sécheresse et de vent du Nord n’ont pas permis aux apiculteurs de faire des récoltes convenables ! Dans toutes les régions et en particulier dans les grandes régions de production comme Provence Alpes Côte-d’Azur, Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon… les récoltes sont en baisse de 60 à 80%.

La récolte sur colza est le plus souvent médiocre exceptée en Nord Bretagne, seule région un peu épargnée. En revanche le miel de thym est quasiment inexistant. Hormis dans quelques zones, la récolte d’acacia est pratiquement nulle également dans beaucoup de régions, tout comme le miel de lavande, si ce n’est dans quelques terroirs de la Drôme où la récolte a été tout juste moyenne. Les récoltes de châtaignier, de miel de forêt comme celle de miel de sapin ont été très irrégulières et jamais abondantes.

Dans les régions de Sud Bretagne et de Loire-Atlantique par exemple, les récoltes sont estimées sur le terroir à moins de 50% par rapport à l’année dernière pour les miels toutes fleurs, miel de ronce, de trèfle blanc et de sarrasin. Les récoltes de miel de tilleul, thym, romarin dans la plupart des régions ont été très faibles. Seule, la récolte de miel de bruyère a été relativement bonne.

Dans de nombreuses régions, on constate des colonies en grande souffrance et de nombreux apiculteurs sont inquiets et se demandent si leur cheptel passera l’hiver. Par ailleurs, la prédation du frelon est toujours très forte et affaiblit les colonies laissant présager dans ce cas, un mauvais hivernage.

Face à cette situation exceptionnelle, l’Union Nationale de l’Apiculture Française s’alarme du drame que vivent de nombreuses exploitations apicoles confrontées à un manque de miel sans précédent qui met en péril leur survie économique et prive les consommateurs de miel français.  

Au nom de la solidarité nationale, l’Union Nationale de l’Apiculture Française demande au ministre de l’Agriculture que soit mis en place sans tarder des mesures d’aides financières exceptionnelles et la reconnaissance en calamité agricole pour calamité pour les exploitations les plus touchées. Il en va de la survie de la filière.

Pour Gilles Lanio, Président de l’UNAF : « le développement de l’apiculture, se résume pour le ministère de l’Agriculture à de la communication gratuite, il est pourtant urgent que les enjeux économiques de la filière apicole soient enfin reconnus et que des aides financières exceptionnelles soient débloquées pour permettre aux apiculteurs professionnels et pluriactifs de survivre ».

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