L’UNAF demande à l’Etat de travailler dès aujourd’hui à un réel plan d’action pour lutter collectivement contre le frelon asiatique.

Introduit accidentellement sur l’hexagone en 2004, suite à l’importation de poteries chinoises dans le Lot-et-Garonne, le frelon asiatique (Vespa velutina nigrithorax) a aujourd’hui colonisé la quasi-totalité du pays.

Redoutable prédateur, cet insecte nuisible peut très rapidement décimer des colonies entières d’abeilles, qu’il utilise pour nourrir ses larves. S’il se sent menacé, il peut s’attaquer à l’Homme et est responsable de quelques décès chaque année. En l’espace de quinze ans, il est devenu un véritable fléau, que ce soit pour la filière apicole ou pour l’arboriculture fruitière. L’année 2020 n’a pas fait exception et a été particulièrement difficile pour les apiculteurs qui ont pu constater une pression très forte sur leurs ruches.

Exceptés quelques rares oiseaux, le frelon asiatique ne connaît pas de prédateur naturel sous nos latitudes. Seules des actions humaines ponctuelles permettent de limiter sa prolifération. Pour Christian Pons, président de l’UNAF : « contre le frelon asiatique, fléau pour l’apiculture et les insectes sauvages, nous demandons à l’Etat de préparer dès aujourd’hui la lutte de 2021. S’il est aujourd’hui impossible d’éradiquer cette espèce, des preuves scientifiques émergent et montrent que des méthodes sont efficaces pour protéger les ruches mais ces dernières supposent une lutte coordonnée à l’échelle d’un territoire qui doit être préparée dès aujourd’hui. ». A cet effet, l’UNAF vient d’éditer un guide pratique destiné aux collectivité locale « Frelon Asiatique, comment agir à l’échelle de ma collectivité ? ».

Retrouvez ce guide en cliquant sur ce lien : « Frelon Asiatique, comment agir à l’échelle de ma collectivité ? »