MISSION CONGO RDC 2017

“BUKAVU  2017”

Du 29 janvier au 23 février 2017,

j’ai effectué une mission de formation apicole au profit de l’association congolaise ” TROIS SEPT “.

Cette mission fait suite à une demande de l’association APIFLORDEV. Avec un membre d’APIFLORDEV j’ai effectué la mission de faisabilité en juin 2014. Nous avions évalué les ressources mellifères et les demandes de l’association qui voulait développer l’apiculture dans la périphérie de Bukavu.

Les demandes de formation étaient importantes : les paysans de la région du sud Kivu sont très pauvres et les ventes de miel peuvent permettre de financer l’école des enfants puisqu’ au Congo RDC ; l’école n’est pas gratuite.

Le Congo RDC est un grand pays, dont la surface est à peu près équivalente à cinq fois et demie la France. La population est de 77 millions d’habitants.

Projet :

        L’objectif de ma mission est :

                     ❖ former 40 apiculteurs et apicultrices

                     ❖ installer 20 ruches kenyanes.

Déroulement de la mission :

Je suis arrivé le 30 janvier au matin à Bukavu, après un atterrissage au Rwanda. Dieudonné Anyi, membre d’Apiflordev, était arrivé sur place depuis plusieurs semaines pour préparer la mission. Emmanuel Anyi, directeur de l’association congolaise 3/7 m’a accueilli à l’aéroport de Kigaly.

Le premier jour a été consacré à la programmation des activités, pour les quatre semaines à venir et à la rencontre avec le menuisier, pour la fabrication des 20 ruches kenyanes. La salle de cours a été préparée avec un groupe électrogène pour produire l’électricité nécessaire au vidéoprojecteur (l’électricité produite localement n’est pas permanente).

31 janvier : Début des cours avec les 20 élèves prévus, cinq femmes et quinze hommes. Ils viennent des campagnes aux alentours de Bukavu et de l’île d’Idjwi, sur le lac Kivu. Ces élèves sont très motivés et posent beaucoup de questions. Emmanuel, le directeur de “Trois Sept” explique les horaires et l’emploi du temps du stage. Pour les cours, je serai assisté par Michel Jendarme Nyakazana, rencontré en 2014 et qui assure la fonction d’interprète.

2 La formation s’effectuera pendant cinq jours, avec une journée sur le terrain pour transvaser une ruche traditionnelle locale dans une ruche kenyane et visiter quelques ruches. L’enseignement portera sur :

❖ l’anatomie et la biologie de l’abeille

❖ l’apiculture moderne

❖ l’essaimage

❖ la division d’une colonie afin d’augmenter le cheptel apiaire

❖ la conduite de la ruche kenyane.

Vendredi 3 février :

Dernière journée de théorie. Le cours est consacré à la préparation de la ruche kenyane que nous allons peupler avec un essaim pris dans une ruche traditionnelle :

❖ Nous la parfumons avec de la citronnelle sur toutes les parois.

❖ Nous passons toutes les barrettes à la cire à l’aide d’un pinceau.

❖ Nous apprenons l’utilisation de l’enfumoir : comment l’allumer et comment l’utiliser pour aborder une ruche.

L’après-midi est consacré à la récupération d’un essaim et la constitution d’un essaim artificiel.

Samedi 4 février :

Dieudonné, Emmanuel et moi, nous nous déplaçons en 4×4 jusqu’au village de Mudusa là où réside Michel Jendarme. Les élèves sont au rendez-vous ; ils se sont déplacés avec leurs propres moyens.

Nous visitons quelques ruches traditionnelles. Les abeilles sont douces. C’est la fin de la saison des pluies et nous ne trouvons pratiquement pas de miel, pas de faux-bourdons non plus. En revanche, elles ont stocké beaucoup de pollen. J’apprends aux élèves à reconnaître le couvain, les œufs et les larves.

Nous fixons les brèches sur les barrettes. Le travail est long et fastidieux. Tout le monde est impatient de voir la reine. A la fin du transvasement, déception : nous n’avons pas encore vu la reine. Anecdote : Je demande aux élèves de secouer leur tenue au-dessus de la ruche kenyane. Un apiculteur aperçoit alors un attroupement d’abeilles sur la tête d’Emmanuel ; il remarque une abeille différente des autres. Nous constatons que “l’abeille différente” n’est autre que la reine. C’est une belle reine noire que je m’empresse de marquer. Grande satisfaction chez les apiculteurs qui n’avaient encore jamais différencié une reine d’une abeille commune ! La reine est rendue à sa colonie et nous refermons la ruche.

Retour au village, distant du rucher de trois quarts d’heure de marche, sous une forte chaleur et un terrain montagneux ; Bukavu est à 1200 mètres d’altitude. Retour à Bukavu en fin de journée où il est prévu que nous enregistrions une émission sur l’apiculture au Kivu du sud, pour la télévision congolaise. Nous devons expliquer les objectifs de notre mission ; Dieudonné et Emmanuel m’accompagnent.

Dimanche 5 février :

Préparation du matériel pour notre départ du lendemain à Tchiherano, situé à 50 km de Bukavu, où nous attendent une vingtaine d’élèves pour une nouvelle formation et l’installation d’un rucher de 10 ruches kenyanes. Ce sera le rucher-école. Repos hebdomadaire pendant l’après-midi.

 

 

 

Lundi 6 février :

Pluies diluviennes qui nous empêchent de partir ; les pistes sont impraticables. Les rues de Bukavu sont inondées ; les orages sont violents. Nous mettons à profit notre temps pour aller rencontrer le menuisier qui a reçu la commande des ruches à fabriquer. Mission utile : il fallait activer l’avancée des constructions.

Mardi 7 février :

Départ pour Tchiherano à six heures du matin. Le voyage est difficile en raison des routes défoncées et ensuite des pistes en terre. Les paysages sont magnifiques, paysages de vallées très profondes et de montagnes avec des cultures vivrières et des forêts. Durée du voyage : quatre heures pour effectuer une cinquantaine de kilomètres. Arrivée à Tchiherano à 10H seulement. Installation au presbytère. La salle de cours est à côté et les élèves se présentent à 13H. Pas le temps de prendre un repas ; installation immédiate de la salle de cours avec le projecteur et l’ordinateur, ainsi que le matériel apicole de démonstration. Ici, en brousse l’électricité fonctionne 24H sur 24. Arrivée des élèves. Présentation de la formation, idem au stage précédent. Proportions hommes / femmes identique à la semaine précédente. Les élèves sont motivés et curieux. Les cours doivent s’arrêter vers 16H30, en raison de l’éloignement des élèves pour rejoindre leurs villages, sans aucun moyen de transport autre que la marche à pieds. La formation se déroulera sur 5 jours, trois pour la théorie et deux jours sur le terrain pour le transvasement des abeilles et l’installation du rucher-école. 4

Jeudi 9 février :

La formation théorique se termine : les élèves sont satisfaits et tout ce qui était prévu a pu être réalisé. Nous terminons par la préparation de la ruche dans laquelle nous allons procéder à un transvasement le lendemain, puis séance photo. Au retour, avec Dieudonné et Michel Jeandarme, nous passons par la radio locale de la région et nous expliquons en direct notre mission humanitaire apicole, pendant 30 minutes. Je profite aussi de ce temps pour parler de l’action d’Apiflordev.

Vendredi 10 février :

Rendez-vous fixé à huit heures du matin sur le terrain. Personne ne manque à l’appel. La ruche kenyane est installée sur le toit du 4×4 pour le trajet, d’un kilomètre. Le déplacement des élèves se fait à pied. Sur place, nous découvrons un beau rucher composé de ruches traditionnelles. J’explique aux élèves comment nous allons procéder et je rappelle les règles de sécurité. Nous effectuons le transvasement et procédons au marquage de la reine. Nous terminons vers midi et nous nous retrouvons dans le même rucher l’après -midi, pour y visiter les ruches traditionnelles. Dans certaines ruches, nous trouvons du couvain de faux bourdons, signe que la saison des essaimages arrive.

 

Samedi 11 février :

Emmanuel est arrivé tôt le matin, pour apporter les ruches du rucher école. Le terrain est situé à quelques kilomètres du village de Tchiherano. Les élèves attendent déjà. Les supports de ruches ont été installés avant notre arrivée et le terrain a été nettoyé. Je fais cirer les barrettes et frotter les parois à la citronnelle. Ensuite, nous installons les ruches. Le travail a été effectué par les élèves en respectant les consignes données lors de la formation. On peut être satisfait : les cours ont été très bien assimilés. Il n’y plus qu’à attendre que les ruches modernes soient habitées par les abeilles. Le premier rucher école du sud Kivu et né. Je prononce un discours de circonstance et je rappelle le rôle d’Apiflordev pour la mise en œuvre de cette formation. Pour l’association 3/7, Emmanuel et le chef coutumier prononcent également un discours. Ensuite, nous partageons le repas avec les apiculteurs. Ce repas avait été préparé par le personnel de l’association 3/7. Au menu : arachides, beignets et bière locale. L’installation du rucher école a suscité de grands espoirs chez les habitants pour le développement de l’apiculture. Nous quittons le village vers 13H pour regagner Bukavu. Ce fut une matinée inoubliable tant sur le plan du travail que des échanges entre apiculteurs. 5 Dimanche 12 février : Nous préparons le programme des deux semaines à venir ainsi que la mission de formation sur l’île d Idjwi sur le lac Kivu. Nous rendons visite au menuisier afin accélérer la fabrication des ruches pour l’installation sur l’île d’Idjwi.

Lundi 13 février :

La journée est consacrée aux contacts avec les autres associations qui sont demandeuses d’aides auprès d’Apiflordev. Emmanuel, Dieudonné et moi, nous rencontrons Chantal IRANDA de l’association ASPL pour la promotion des initiatives locales. Elle est coordinatrice et responsable de l’administratif au sein de cette association. Elle est à l’origine de la demande d’aide auprès d’Apiflordev. Le projet pourrait se jumeler avec celui de l’association 3/7. Les membres de cette association paraissent motivés, actifs et prêts à travailler avec 3/7. L’après-midi, nous rencontrons M. Pilipili Muzerwa, président de “Initiatives paysannes pour l’agriculture et le développement ” (IPAD), association qui compte 65 membres, cotisant 5 $ par mois. C’est un groupement de producteurs qui voudraient diversifier ses produits et produire du miel. Cette association possède actuellement 5 ruches, mais les adhérents ont besoin de formation. Le président est d’accord pour adhérer à l’association 3/7. Il serait possible par la suite, de former 2 ou 3 personnes de cette association.

Mardi 14 février :

Déplacement à Mumosho pour voir le terrain acquis par l’association en vue de bâtir une miellerie. Au passage, nous visitons un apiculteur qui possède 83 ruches traditionnelles et une ruche kenyane. Le rucher est bien tenu. Les ruches sont en bonne santé mais la ruche kenyane est mal construite. J’explique à l’apiculteur comment la modifier aux bonnes dimensions. Le terrain sur lequel sera installée la miellerie paraît conforme aux attentes, il est bien situé. Il est au centre de l’axe des formations d’apiculteurs. Les arrivées d’eau et d’électricité sont à proximité.

Mercredi 15 février :

Départ pour Birava à 7H. Nous longeons le lac Kivu et après 3 heures et demie de route, sur des pistes détrempées par les orages de la nuit, nous arrivons à destination. Le groupe d’apiculteurs et d’apicultrices nous attend. Ils sont tous très jeunes et ils ont un bon niveau scolaire. Pendant deux heures, je leur explique ce qu’est l’apiculture moderne. Ils sont curieux et veulent acquérir de nouvelles connaissances. 6 Nous avons essayé d’ouvrir quelques ruches dans un rucher à proximité, mais les abeilles étaient tellement agitées que nous avons dû quitter les lieux. Donc, retour à Bukavu avec le plaisir d’admirer des magnifiques paysages.

Jeudi 16 février :

Préparation pour le départ sur l’île d’Idjwi : les ruches kenyanes et tout notre matériel sont embarqués sur le bateau qui nous conduira à Idjwi.

Vendredi 17 février :

Embarquement à 13H sous une pluie battante. 3 H de traversée avec les habitants de l’île qui travaillent à Bukavu et qui rentrent chez eux le week-end. L’île d’Idjwi est proche du Rwanda ; elle compte environ 200 000 habitants sur 310 km². C’est une île montagneuse. Les apiculteurs de l’île m’attendent mais aussi le service de migration, un peu zélé qui m’a retenu 2H. Le responsable voulait me faire repartir par le prochain bateau : selon lui, mon passeport n’était pas en règle. Les apiculteurs commençaient à s’énerver. Ils ont prévenu Dieudonné, resté à Bukavu ; celui-ci a demandé l’intervention du gouverneur pour débloquer la situation. Juste un peu de temps perdu… Sur l’île, il n’y a pas de voiture, nous devrons parcourir 4km à pied pour rejoindre notre hébergement.

 

Samedi 18 février :

La salle paroissiale a été réservée pour les cours théoriques. Le groupe est important : une soixantaine d’élèves. Début du cours à 9H30 et fin du cours à 14H30. Les élèves sont très demandeurs de connaissances sur la vie de l’abeille et la conduite de la ruche kenyane. Les nombreuses questions sont pertinentes. J’ai rarement rencontré des élèves aussi passionnés. A 14H30, pause repas, puis visite du rucher de la paroisse, composé essentiellement de ruches traditionnelles avec cependant quelques ruches kenyanes. Les abeilles sont très douces. Je les visite sans tenue, en enfumant légèrement. Les élèves sont étonnés. Je leur explique que l’enfumoir est nécessaire pour aborder une ruche. Il faut enfumer et non pas brûler, comme ils pratiquent actuellement. Nous terminons la journée par une visite au siège de l’association “PACAF” (projet Asali Chemchel ya Afya), dont le président est Dieumerci Mahano. Dieumerci a suivi le 7 premier stage à Bukavu et il a monté un projet de développement apicole pour l’île d’Idjwi. Je lui promets que ce projet sera remis à Apiflordev. L’île a un besoin urgent d’aide ; on y compte de nombreux apiculteurs qui veulent développer leur potentiel.

Dimanche 19 février :

Installation du rucher-école et transvasement d’une ruche traditionnelle dans une ruche kenyane. Il a plu une partie de la nuit et les pistes sont boueuses. Nous visitons une plantation d’arbres et plantes mellifères qui a été installée par une jeune femme, ingénieur agronome. Nous nous rendons ensuite au port. Après avoir chargé les 10 ruches kenyanes, nous embarquons sur une pirogue à moteur pour nous rendre sur le terrain de la paroisse qui se trouve à une demi-heure en pirogue. Les apiculteurs sont déjà sur le terrain. Les ruches sont préparées : cirage des cadres et passage des parois à la citronnelle. Tout est prêt pour la capture des essaims. Une ruche est réservée pour le transvasement. L’essaim choisi était installé dans la ruche traditionnelle depuis environ une quinzaine de jours, selon mon avis. Il n’y avait qu’une brèche que nous avons fixée sur une barrette. Nous n’y avons pas vu la reine mais la colonie a été transvasée en entier et les abeilles ” battaient le rappel”. J’ai expliqué aux élèves les différentes étapes du transvasement. J’étais aidé dans cette tâche par Michel Jandarme qui a été particulièrement efficace pendant tout le séjour. J’ai réalisé tout le travail sans tenue, à l’aide d’un enfumoir. Les élèves pensaient que je résistais à des centaines de piqûres alors que je n’ai eu que deux piqûres. J’ai fourni l’explication : lorsque la colonie est désorganisée, elle ne pique plus. Un deuxième rucher-école était donc installé pendant ma mission. C’est le premier rucher école de l’île. Nous concluons la formation. Les apiculteurs sont très contents et souhaitent que je puisse revenir pour installer d’autres ruches et surtout pour que d’autres apiculteurs puissent être formés. Emmanuel Anyi, directeur de 3/7 remet deux tenues au président de “PACAF”. Le président des apiculteurs de l’île nous remercie mais nous dit que les apiculteurs du nord de l’île sont déçus de n’avoir pas pu suivre la formation, du fait de l’éloignement. Nous décidons de leur rendre visite après le repas de midi. 8 Nous partons donc pour une visite au nord de l’île, à 2H30 de pirogue, sous la pluie et le froid. Arrivée à Bugarula vers 16H30, joli petit village au bord du lac. Nous sommes accueillis par les apiculteurs parmi lesquels je reconnais un jeune qui a suivi la formation à Bukavu avec moi. Nous nous réunissons dans une salle. Emmanuel présente l’association 3/7 et le président de PACAF traduit dans le dialecte de l’île. Ensuite, je leur présente Apiflordev et je leur explique ce qu’est l’apiculture moderne ainsi que la ruche kenyane. Je leur transmets les dimensions pour qu’ils puissent en faire fabriquer par un menuisier local. Traditionnelles photos, puis repas pris chez la maman de Nadège, bénévole de l’association 3/7 qui assure l’intendance et qui est originaire de l’île.

Lundi 20 février :

Départ de notre hébergement pour aller à l’embarcadère ; nous parcourons 4km à pied avec nos bagages. Arrivée à 10H à Bukavu. L’après-midi, avec Dieudonné, nous rencontrons le chef coutumier de l’île, Mwami Tambovka, qui est député et qui réside à Bukavu. Nous le remercions de son intervention auprès des services de la migration, le jour de mon arrivée sur l’île. Je lui ai expliqué les objectifs de la mission ainsi que le rôle d’Apiflordev pour le développement de l’apiculture au Congo RDC. Il nous assure de son soutien dans les projets et de son appui en cas de difficultés.

Mardi 21 février : Nous préparons la cérémonie de remise des diplômes qui aura lieu le lendemain de 10H à 16H. Nous rencontrons une association de Bukavu qui pratique l’apiculture pour venir en aide aux personnes âgées.

Mercredi 22 février :

Cérémonie de remise de diplômes. Une centaine de personnes sont invitées ; ce sont les élèves et des autorités locales. Là, présentation des associations respectives et un récapitulatif du déroulement des formations. Les radios locales et la télévision sont présentes. Après la remise des diplômes et le repas pris en commun, il est l’heure de se dire “au revoir”. Dieudonné reste encore quelques semaines pour terminer la mission ; quant à moi, je reprends l’avion le lendemain. 9 Cette dernière journée a été chargée en émotion.

 

Jeudi 23 février :

A 9H, je quitte Bukavu. Emmanuel m’accompagne jusqu’à Kigali. Mon avion décolle à 2H du matin et après une escale de 3H40, à Istanbul, j’arrive à Roissy le vendredi à 17H.

Conclusion :

La mission s’est déroulée dans de bonnes conditions et les objectifs ont été atteints : les deux ruchers écoles vont pouvoir fonctionner

. Les demandes au Kivu du sud sont importantes notamment en formation et en matériel (miellerie, tenues, enfumoirs).

Cette mission a été financée pour une partie par Apiflordev et par un financement participatif.

A l’avenir, si on veut continuer à développer l’apiculture dans ce pays, il faudra rechercher des financements plus importants car la demande est forte, surtout sur l’île d’Idjwi qui est délaissée de tous.

Avec Dieudonné, nous remercions le directeur de l’association 3/7, Emmanuel Anyi, pour sa collaboration, ainsi que le personnel bénévole de l’association pour son travail.

Merci aussi à Michel Jendarme pour son aide précieuse et qui continuera de suivre le projet car c’est maintenant une personne qualifiée en apiculture traditionnelle et moderne.

    Dieudonné ANYI  

Jean-Paul VIELLARD

URGENT : Protéger nos haies des pesticides

haie fleurie-biodiversité

Protéger nos haies des pesticides….

La protection de la biodiversité est à nouveau en jeu par la protection des supports essentiels pour la flore, la faune et plus particulièrement nos abeilles butineuses…

Les députés européens ont à voter pour ce mercredi 14 juin un texte prônant l’interdiction de l’utilisation des pesticides sur les Surfaces d’Intérêt Ecologique (soit les haies, les arbres, les zones enherbées et fleuries…).

Il nous appartient d’inciter nos députés européens à voter ce texte ce qui ne semble, hélas, aujourd’hui pas assuré.

Participons par la transmission aux députés européens de courriels argumentaires en deux clics selon la démarche ci-dessous proposée.

Pour ce faire, nous communiquons le texte du Syndicat National des Apiculteurs qui s’associe à la démarche de France Nature Environnement (à l’initiative de cet appel).

Le 14 juin (mercredi), les eurodéputés devront se prononcer sur la possibilité d’utiliser des pesticides dans les Surfaces d’Intérêt Ecologique (SIE).

Derrière ce terme, se cachent les haies, les arbres, les bandes enherbées ou fleuries que l’on retrouve en bordure des champs mais aussi toutes ces cultures fixant l’azote ou encore des couverts végétaux qui préservent les sols de l’érosion. Autant d’éléments indispensables à nos abeilles et aux pollinisateurs !

L’UNAF vous appelle à largement solliciter vos députés européens pour leur faire savoir que vous comptez sur eux pour voter dans le bon sens et pour interdire l’usage des pesticides dans ces SIE.

France Nature Environnement a créé un outil à cet effet A CE LIEN.

Nous vous encourageons à signer et diffuser largement cette initiative auprès de vos adhérents.

Pour ceux qui le pourront, n’hésitez pas à prendre votre téléphone demain dans la journée pour appeler la permanence de vos eurodéputés (vous trouverez les contacts ici >> http://www.europarl.europa.eu/meps/fr/search.html?country=FR )

 

Questions aux candidats à l’élection présidentielle 2017

Questions aux candidats à l’élection présidentielle 2017

Lutte contre les pesticides et notamment contre les néonicotinoïdes,

Lutte contre les OGM,

Lutte contre le Varroa, les frelons asiatiques,

Demande de soutien à l’apiculture,

Demande d’amélioration de l’étiquetage des pots de miel pour une meilleure information des consommateurs ….

…/…

Autant de questions transmises par l’UNAF aux candidats à l’élection présidentielle que l’association du Rucher Ecole Départemental du magnerolle souhaite ci-dessous relayer pour une diffusion la plus large….

——————————

A l’approche des élections présidentielles, l’UNAF interpelle les candidats par 15 questions sur leurs engagements concernant l’Abeille et l’Apiculture. Vous lirez plus bas le communiqué de presse diffusé à ce sujet. Les réponses seront mises en ligne sur notre site et vous en serez avertis par courriel.

Par ailleurs, hier, l’UNAF s’est associé à une initiative plus globale sur l’Agriculture et l’Alimentation, en partenariat avec 6 autres organisations : Agir Pour l’Environnement, Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique, Terre de Liens, CIWF, Filières Paysannes et MIRAMAP. Dix propositions ambitieuses ont été ainsi formulées à l’adresse des candidats, sur des thèmes allant du développement de l’agriculture bio à l’usage des pesticides en passant par l’accaparement des terres agricoles.

Dans quelques jours, nous vous ferons parvenir des éléments pour interpeler les candidats aux élections législatives.

N’hésitez pas à diffuser largement ces informations.

Très bonne fin de journée,

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

L’UNAF s’adresse aux candidats à l’élection présidentielle sur des questions cruciales pour la survie de la filière apicole française.

L’Union Nationale de l’Apiculture Française, déjà très fortement mobilisée pour une transition agricole et alimentaire, demandée, ce jour, aux côtés d’Agir pour l’Environnement et de 6 autres organisations*, ne souhaite pas s’arrêter là et adresse, 15 questions cruciales pour la survie de la filière apicole aux candidats à la présidentielle 2017.

 

Les apiculteurs vivent une crise sans précédent : mortalités record dans certaines régions, intoxications dues aux pesticides, production en chute libre, concurrence déloyale de miels d’importation frauduleux. L’UNAF s’alarme du drame que vivent de nombreuses exploitations apicoles confrontées à ces problèmes et à un manque de miel historique qui met en péril leur survie économique et prive les consommateurs de miel français.  

 

Il est urgent que les enjeux économiques de la filière apicole soient enfin reconnus et que des réponses concrètes soient apportées par le prochain gouvernement pour permettre aux apiculteurs professionnels et pluriactifs de survivre.

 

Parmi les 15 questions aux candidats à la présidentielle de 2017 :

. L’engagement pour une interdiction des insecticides néonicotinoïdes, y compris du sulfoxaflor et de la flupyradifurone, sans délivrance de dérogations.

. Le soutien de la France pour que l’Union européenne adopte les nouvelles lignes directrices sur les évaluations de l’impact des pesticides pour les abeilles.

. Une interdiction stricte de la culture des OGM agricoles ainsi que des nouveaux OGM (NBT-New Breeding techniques)

. Une évolution de la réglementation relative à l’étiquetage des pots de miels,

(Ci-joint, la totalité des questions adressées aux candidats aux présidentielles)

 

Alors que près de 300 000 colonies d’abeilles disparaissent chaque année en France, l’UNAF appelle les candidats à la présidentielle à prendre des engagements fermes et ambitieux pour une agriculture durable, sans céder à la pression des lobbies de l’agrochimie.

 

Toutes les réponses des candidats seront postées sur notre site :

www.unaf-apiculture.info

 

* http://www.agirpourlenvironnement.org/communiques-presse/electionpresidentielle-sondage-ifop-sur-la-transition-agricole-et-alimenta-31033

Une nouvelle avancée pour les abeilles et les apiculteurs….

L’interdiction des pesticides dans les espaces verts publics en application à partir de ce début d’année..

Dans le cadre de la loi Labbé proposée en janvier 2014 et intégrée dans le cadre de la loi de transition énergétique pour la croissance verte du 22 juillet 2015 (dont l’article L253-7 du code rural et de la pêche maritime), l’interdiction des pesticides dans les espaces publics entre en vigueur depuis le 1er janvier 2017.

De même, la vente en libre service des pesticides aux particuliers sera interdite. Ainsi, les pesticides (hors les produits de biocontrôle*) ne peuvent plus être directement accessibles aux clients. Ils ne seront délivrés qu’après un conseil personnalisé apporté par un vendeur certifié.

De plus, à partir du 1er janvier 2019, La loi stipule également l’interdiction de la mise sur le marché, la délivrance, l’utilisation et la détention des produits pour un usage non professionnel. Elle supprime ainsi la possibilité, pour les particuliers, d’appliquer des produits phytopharmaceutiques conventionnels (hors les produits de biocontrôle, les produits biologiques).

C’est assurément une avancée non négligeable pour les abeilles… Il reste à veiller aux conditions d’application sur le terrain qui n’excluent donc pas complètement la vente aux particuliers des pesticides, elle l’encadre seulement…. Une avancée à évaluer dans les suites qui seront données…. De plus les professionnels ne sont pas concernés par ce texte…..

(Source : revue de Février 2017 – Abeilles et Fleurs N°790)

 

* Qu’est-ce que le biocontrôle?

(Information du 16/01/2017 issue du site du Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt ; voir site du ministère Alim’agri pour en savoir plus : http://agriculture.gouv.fr/quest-ce-que-le-biocontrole)

Le biocontrôle est un ensemble de méthodes de protection des végétaux par l’utilisation de mécanismes naturels. Seules ou associées à d’autres moyens de protection des plantes, ces techniques sont fondées sur les mécanismes et interactions qui régissent les relations entre espèces dans le milieu naturel. Ainsi, le principe du biocontrôle repose sur la gestion des équilibres des populations d’agresseurs plutôt que sur leur éradication.

Les produits de biocontrôle sont définis par la loi comme des agents et produits utilisant des mécanismes naturels dans le cadre de la lutte intégrée contre les ennemis des cultures. Ils comprennent en particulier :
– les macro-organismes
– et les produits phytopharmaceutiques qui sont composés de micro-organismes, de médiateurs chimiques tels que les phéromones et les kairomones, ou de substances naturelles d’origine végétale, animale ou minérale.

Les macro-organismes utiles aux végétaux sont essentiellement des invertébrés, notamment des acariens, insectes et nématodes, utilisés pour protéger les plantes des bio-agresseurs via la lutte biologique.

Les produits phytopharmaceutiques de biocontrôle sont des produits phytopharmaceutiques autorisés à l’issue d’une évaluation complète des risques pour la santé humaine, la santé animale et l’environnement. Leur spécificité est liée à leur caractère naturel ou leur mode d’action reposant sur des mécanismes naturels.
Ils constituent des outils de prédilection pour la protection intégrée des cultures.

RETOUR MISSION AU CONGO

 

congo RDC 2017 167REDUITVendredi soir 24 février, Jean PAUL est rentré de sa mission humanitaire apicole au Congo RDC. La mission s’est bien déroulée et le but a été atteint ( formation de 40 apiculteurs et installation de 20 ruches en deux ruchers école) il a également fait une formation sur l’ile d’IDJWI sur le lac KIVU de deux jours.

Un grand merci à l’ensemble des donateurs (particuliers et associations) qui ont permis que cette action puisse se réaliser.

 

 

 

 

congo RDC 2017 188REDUITcongo RDC 2017 050REDUITcongo RDC 2017 203REDUIT

Mission humanitaire au Congo RDC

jpv-hello-congoBonjour à Toutes et à tous,

Je vous contacte car je viens de mettre en ligne une campagne de dons pour le projet de formation apicole au Congo RDC dans la province du KIVU du SUD. Je dois effectuer cette mission du 29 janvier au 25 février 2017 pour le compte de l’association APFLORDEV. Mais nous n’avons pas obtenu les financements demandés.

Cette campagne est diffusée sur le site de financement participatif “hello asso”, le don que vous ferez pourra être déduit de vos impôts jusqu’à hauteur de 66%. Vous pourrez faire un don en toute sécurité par carte bancaire sur la page face book du “rucher école du Magnerolle” “Mission Congo RDC “. Cliquez en bas à gauche sur “helloasso “. Les paysans du Congo sont d’une extrême pauvreté et sortent de 50ans de guerre. Ils ont besoin de nous !

https://www.helloasso.com/associations/rucher-ecole-departemental-du-magnerolle/collectes/mission-humanitaire-au-congo-rdc

N’hésitez pas à revenir vers moi pour plus de renseignements.

Bien cordialement

JPA VIELLARD

fare.api@hotmail.fr

 

Baisse des récoltes de miel et nombreuses ruches orphelines

bee-24638_960_720Baisse des récoltes de miel et nombreuses ruches orphelines pour cette fin d’année 2016 :

Pour notre département, il est, de manière préoccupante, constaté une baisse de la récolte. Le bilan de cette année apicole laisse, en effet, apparaitre une récolte très moyenne, inférieure à 2015. De plus beaucoup de ruches sont orphelines, ce qui laisse présager un passage de l’hiver très difficile pour le cheptel. Les conditions climatiques (printemps très humide et été très sec) en sont pour une part la cause, les attaques des frelons asiatiques sont, de plus restées très prégnantes, enfin, la poursuite des emplois des pesticides ont également fortement généré cette situation particulièrement difficile cette année encore.

Ce constat alarmant s’inscrit dans un contexte national tout aussi, voire plus encore alarmant. Il apparait que l’ensemble du territoire national est touché comme le met en avant le communiqué de presse de l’UNAF (Union National des Apiculteurs de France) que vous trouverez ci-dessous :

Après un léger mieux en 2015, la récolte de miel 2016 passe en-dessous des 10 000 tonnes avec selon les régions des baisses de 60 à plus de 80% !

L’UNAF demande la reconnaissance en calamité agricole pour les régions les plus touchées et des aides exceptionnelles.

Une nouvelle année catastrophique pour l’ensemble des apiculteurs français.  Après un léger mieux en 2015, la récolte 2016 est d’environ 9 000 tonnes, en dessous des 10 000 tonnes de 2014, qui était considérée déjà comme la pire année de l’apiculture française.

Des conditions climatiques extrêmement contrastées avec des pluies abondantes et un printemps tardif, suivis d’une grande période de sécheresse et de vent du Nord n’ont pas permis aux apiculteurs de faire des récoltes convenables ! Dans toutes les régions et en particulier dans les grandes régions de production comme Provence Alpes Côte-d’Azur, Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon… les récoltes sont en baisse de 60 à 80%.

La récolte sur colza est le plus souvent médiocre exceptée en Nord Bretagne, seule région un peu épargnée. En revanche le miel de thym est quasiment inexistant. Hormis dans quelques zones, la récolte d’acacia est pratiquement nulle également dans beaucoup de régions, tout comme le miel de lavande, si ce n’est dans quelques terroirs de la Drôme où la récolte a été tout juste moyenne. Les récoltes de châtaignier, de miel de forêt comme celle de miel de sapin ont été très irrégulières et jamais abondantes.

Dans les régions de Sud Bretagne et de Loire-Atlantique par exemple, les récoltes sont estimées sur le terroir à moins de 50% par rapport à l’année dernière pour les miels toutes fleurs, miel de ronce, de trèfle blanc et de sarrasin. Les récoltes de miel de tilleul, thym, romarin dans la plupart des régions ont été très faibles. Seule, la récolte de miel de bruyère a été relativement bonne.

Dans de nombreuses régions, on constate des colonies en grande souffrance et de nombreux apiculteurs sont inquiets et se demandent si leur cheptel passera l’hiver. Par ailleurs, la prédation du frelon est toujours très forte et affaiblit les colonies laissant présager dans ce cas, un mauvais hivernage.

Face à cette situation exceptionnelle, l’Union Nationale de l’Apiculture Française s’alarme du drame que vivent de nombreuses exploitations apicoles confrontées à un manque de miel sans précédent qui met en péril leur survie économique et prive les consommateurs de miel français.  

Au nom de la solidarité nationale, l’Union Nationale de l’Apiculture Française demande au ministre de l’Agriculture que soit mis en place sans tarder des mesures d’aides financières exceptionnelles et la reconnaissance en calamité agricole pour calamité pour les exploitations les plus touchées. Il en va de la survie de la filière.

Pour Gilles Lanio, Président de l’UNAF : « le développement de l’apiculture, se résume pour le ministère de l’Agriculture à de la communication gratuite, il est pourtant urgent que les enjeux économiques de la filière apicole soient enfin reconnus et que des aides financières exceptionnelles soient débloquées pour permettre aux apiculteurs professionnels et pluriactifs de survivre ».

Concours régional des saveurs

pots-de-mielConcours régional des saveurs :

Le concours des Saveurs Régionales 2016 se déroulera le 10 novembre prochain à CHATEAUBERNARD (16).

Le concours est organisé cette année par la Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations de la Charente (DDCSPP-16) et par l’Insitut Régional de la QUalité Agroalimentaire du Poitou-Charentes (IRQUA).

Le concours est ouvert à la catégorie Produits de la Ruche dès lors qu’il y a 3 participants de la catégorie. Depuis 2 ans, il n’y a pas eu suffisamment de candidats suites aux années difficiles connues pour l’apiculture.Dans ce contexte certes compliqué pour la production apicole, Il serait pourtant fort intéressant pour la valorisation et la promotion de notre activité que ce concours reconnu régionalement et nationalement (2ème concours national quant aux nombres de catégories ouvertes) mette en avant l’expérience acquise, le soin apporté par les amateurs et professionnels apiculteurs par la qualité des produits récoltés et ceux réalisés après transformation (produits dérivés).

Les catégories susceptibles d’êtres ouvertes sont :

  • le miel d’Acacia
  • Le miel de forêt
  • Le miel de Colza
  • Le miel toutes fleurs
  • Le miel de Tournesol
  • Les produits dérivés du miel (bonbons, pains d’épices….)

N’hésitez pas à vous renseigner auprès de la DDCSPP et de l’IRQUA pour connaître les modalités plus précises et vous inscrire avant le 10 octobre 2016 en ligne ou sur papier  .

LES INCSRIPTIONS SONT OUVERTES !

Vous pouvez vous inscrire en ligne sur le site du concours www.saveurspoitoucharentes.com ou me contacter dès à présent : concourssaveursregionales@irqua.com ou 05-45-25-57-80

Les documents (transmis par la DDCSPP) à consulter pour plus de renseignements et pour s’inscrire auprès de la DDCSPP-16 sur support papier :

Humanitaire : Action de formation au Bénin

 

nouveau-logo3Humanitaire : Action de formation au Bénin

La formation prévue dans le cadre du projet d’action de formation et d’installation d’un rucher réalisé en partenariat avec Togo-miel s’est bien déroulée sur la période du 11 septembre au 21 septembre 2016 sur le territoire d’Abomey au Bénin.

Cette action, encore en cours, permet à  19 apiculteurs de se former aux techniques apicoles telles que que nous les pratiquons et de se les approprier en prenant appui sur les ressources et potentialités de leur territoire. Le stage a amené de plus l’installation de 10 ruches kényanes.

Pour plus d’information sur les objectifs et attendus de la démarche :

  • un blog qui fait part des différentes actions développées par le partenaire : togomiel.over-blog.com/

benin-2-005_2    benin-2-015_2   benin-2-019_3

Néonicotinoïdes, nouvelle victoire

Néonicotinoïdes : nouvelle vigilance, restons vigilant

Néonicotinoïdes : nouvelle victoire mais restons vigilant

Néonicotinoïdes, nouvelle victoire : La pétition initiée par l’association Agir pour l’environnement et que le rucher école de Magnerolle a accompagnée a permis de recevoir, en 3 jours seulement, 35 000 signatures. Celles-ci ont visiblement pesé puisque la ministre de l’Ecologie a annoncé le rejet des demandes formulées par BAYER de mise sur le marché du Gaucho 350 et du Gaucho Néo (deux insecticides néonicotinoïdes.

L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation et de l’Environnement (ANSES) avait pourtant voulu profiter de la période estivale en lançant une consultation “publique” avec l’espérance ainsi de mettre sur le marché deux insecticides tueurs d’abeilles.

Nous relayons régulièrement les différentes actions contre ce fléau pour les abeilles, nous sollicitons souvent votre participation dans cette lutte qui, hélas, n’est certainement pas terminée, mais cela commence à porter ses fruits…. Après l’adoption de la loi sur la biodiversité, voici une nouvelle avancée : le rejet de mise sur le marché des Gaucho 350 et Gaucho Néo….

Restons vigilant donc, L’action citoyenne gagne du terrain!….