Questions aux candidats à l’élection présidentielle 2017

Questions aux candidats à l’élection présidentielle 2017

Lutte contre les pesticides et notamment contre les néonicotinoïdes,

Lutte contre les OGM,

Lutte contre le Varroa, les frelons asiatiques,

Demande de soutien à l’apiculture,

Demande d’amélioration de l’étiquetage des pots de miel pour une meilleure information des consommateurs ….

…/…

Autant de questions transmises par l’UNAF aux candidats à l’élection présidentielle que l’association du Rucher Ecole Départemental du magnerolle souhaite ci-dessous relayer pour une diffusion la plus large….

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A l’approche des élections présidentielles, l’UNAF interpelle les candidats par 15 questions sur leurs engagements concernant l’Abeille et l’Apiculture. Vous lirez plus bas le communiqué de presse diffusé à ce sujet. Les réponses seront mises en ligne sur notre site et vous en serez avertis par courriel.

Par ailleurs, hier, l’UNAF s’est associé à une initiative plus globale sur l’Agriculture et l’Alimentation, en partenariat avec 6 autres organisations : Agir Pour l’Environnement, Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique, Terre de Liens, CIWF, Filières Paysannes et MIRAMAP. Dix propositions ambitieuses ont été ainsi formulées à l’adresse des candidats, sur des thèmes allant du développement de l’agriculture bio à l’usage des pesticides en passant par l’accaparement des terres agricoles.

Dans quelques jours, nous vous ferons parvenir des éléments pour interpeler les candidats aux élections législatives.

N’hésitez pas à diffuser largement ces informations.

Très bonne fin de journée,

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

L’UNAF s’adresse aux candidats à l’élection présidentielle sur des questions cruciales pour la survie de la filière apicole française.

L’Union Nationale de l’Apiculture Française, déjà très fortement mobilisée pour une transition agricole et alimentaire, demandée, ce jour, aux côtés d’Agir pour l’Environnement et de 6 autres organisations*, ne souhaite pas s’arrêter là et adresse, 15 questions cruciales pour la survie de la filière apicole aux candidats à la présidentielle 2017.

 

Les apiculteurs vivent une crise sans précédent : mortalités record dans certaines régions, intoxications dues aux pesticides, production en chute libre, concurrence déloyale de miels d’importation frauduleux. L’UNAF s’alarme du drame que vivent de nombreuses exploitations apicoles confrontées à ces problèmes et à un manque de miel historique qui met en péril leur survie économique et prive les consommateurs de miel français.  

 

Il est urgent que les enjeux économiques de la filière apicole soient enfin reconnus et que des réponses concrètes soient apportées par le prochain gouvernement pour permettre aux apiculteurs professionnels et pluriactifs de survivre.

 

Parmi les 15 questions aux candidats à la présidentielle de 2017 :

. L’engagement pour une interdiction des insecticides néonicotinoïdes, y compris du sulfoxaflor et de la flupyradifurone, sans délivrance de dérogations.

. Le soutien de la France pour que l’Union européenne adopte les nouvelles lignes directrices sur les évaluations de l’impact des pesticides pour les abeilles.

. Une interdiction stricte de la culture des OGM agricoles ainsi que des nouveaux OGM (NBT-New Breeding techniques)

. Une évolution de la réglementation relative à l’étiquetage des pots de miels,

(Ci-joint, la totalité des questions adressées aux candidats aux présidentielles)

 

Alors que près de 300 000 colonies d’abeilles disparaissent chaque année en France, l’UNAF appelle les candidats à la présidentielle à prendre des engagements fermes et ambitieux pour une agriculture durable, sans céder à la pression des lobbies de l’agrochimie.

 

Toutes les réponses des candidats seront postées sur notre site :

www.unaf-apiculture.info

 

* http://www.agirpourlenvironnement.org/communiques-presse/electionpresidentielle-sondage-ifop-sur-la-transition-agricole-et-alimenta-31033

Une nouvelle avancée pour les abeilles et les apiculteurs….

L’interdiction des pesticides dans les espaces verts publics en application à partir de ce début d’année..

Dans le cadre de la loi Labbé proposée en janvier 2014 et intégrée dans le cadre de la loi de transition énergétique pour la croissance verte du 22 juillet 2015 (dont l’article L253-7 du code rural et de la pêche maritime), l’interdiction des pesticides dans les espaces publics entre en vigueur depuis le 1er janvier 2017.

De même, la vente en libre service des pesticides aux particuliers sera interdite. Ainsi, les pesticides (hors les produits de biocontrôle*) ne peuvent plus être directement accessibles aux clients. Ils ne seront délivrés qu’après un conseil personnalisé apporté par un vendeur certifié.

De plus, à partir du 1er janvier 2019, La loi stipule également l’interdiction de la mise sur le marché, la délivrance, l’utilisation et la détention des produits pour un usage non professionnel. Elle supprime ainsi la possibilité, pour les particuliers, d’appliquer des produits phytopharmaceutiques conventionnels (hors les produits de biocontrôle, les produits biologiques).

C’est assurément une avancée non négligeable pour les abeilles… Il reste à veiller aux conditions d’application sur le terrain qui n’excluent donc pas complètement la vente aux particuliers des pesticides, elle l’encadre seulement…. Une avancée à évaluer dans les suites qui seront données…. De plus les professionnels ne sont pas concernés par ce texte…..

(Source : revue de Février 2017 – Abeilles et Fleurs N°790)

 

* Qu’est-ce que le biocontrôle?

(Information du 16/01/2017 issue du site du Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt ; voir site du ministère Alim’agri pour en savoir plus : http://agriculture.gouv.fr/quest-ce-que-le-biocontrole)

Le biocontrôle est un ensemble de méthodes de protection des végétaux par l’utilisation de mécanismes naturels. Seules ou associées à d’autres moyens de protection des plantes, ces techniques sont fondées sur les mécanismes et interactions qui régissent les relations entre espèces dans le milieu naturel. Ainsi, le principe du biocontrôle repose sur la gestion des équilibres des populations d’agresseurs plutôt que sur leur éradication.

Les produits de biocontrôle sont définis par la loi comme des agents et produits utilisant des mécanismes naturels dans le cadre de la lutte intégrée contre les ennemis des cultures. Ils comprennent en particulier :
– les macro-organismes
– et les produits phytopharmaceutiques qui sont composés de micro-organismes, de médiateurs chimiques tels que les phéromones et les kairomones, ou de substances naturelles d’origine végétale, animale ou minérale.

Les macro-organismes utiles aux végétaux sont essentiellement des invertébrés, notamment des acariens, insectes et nématodes, utilisés pour protéger les plantes des bio-agresseurs via la lutte biologique.

Les produits phytopharmaceutiques de biocontrôle sont des produits phytopharmaceutiques autorisés à l’issue d’une évaluation complète des risques pour la santé humaine, la santé animale et l’environnement. Leur spécificité est liée à leur caractère naturel ou leur mode d’action reposant sur des mécanismes naturels.
Ils constituent des outils de prédilection pour la protection intégrée des cultures.

RETOUR MISSION AU CONGO

 

congo RDC 2017 167REDUITVendredi soir 24 février, Jean PAUL est rentré de sa mission humanitaire apicole au Congo RDC. La mission s’est bien déroulée et le but a été atteint ( formation de 40 apiculteurs et installation de 20 ruches en deux ruchers école) il a également fait une formation sur l’ile d’IDJWI sur le lac KIVU de deux jours.

Un grand merci à l’ensemble des donateurs (particuliers et associations) qui ont permis que cette action puisse se réaliser.

 

 

 

 

congo RDC 2017 188REDUITcongo RDC 2017 050REDUITcongo RDC 2017 203REDUIT

Mission humanitaire au Congo RDC

jpv-hello-congoBonjour à Toutes et à tous,

Je vous contacte car je viens de mettre en ligne une campagne de dons pour le projet de formation apicole au Congo RDC dans la province du KIVU du SUD. Je dois effectuer cette mission du 29 janvier au 25 février 2017 pour le compte de l’association APFLORDEV. Mais nous n’avons pas obtenu les financements demandés.

Cette campagne est diffusée sur le site de financement participatif “hello asso”, le don que vous ferez pourra être déduit de vos impôts jusqu’à hauteur de 66%. Vous pourrez faire un don en toute sécurité par carte bancaire sur la page face book du “rucher école du Magnerolle” “Mission Congo RDC “. Cliquez en bas à gauche sur “helloasso “. Les paysans du Congo sont d’une extrême pauvreté et sortent de 50ans de guerre. Ils ont besoin de nous !

https://www.helloasso.com/associations/rucher-ecole-departemental-du-magnerolle/collectes/mission-humanitaire-au-congo-rdc

N’hésitez pas à revenir vers moi pour plus de renseignements.

Bien cordialement

JPA VIELLARD

fare.api@hotmail.fr

 

Baisse des récoltes de miel et nombreuses ruches orphelines

bee-24638_960_720Baisse des récoltes de miel et nombreuses ruches orphelines pour cette fin d’année 2016 :

Pour notre département, il est, de manière préoccupante, constaté une baisse de la récolte. Le bilan de cette année apicole laisse, en effet, apparaitre une récolte très moyenne, inférieure à 2015. De plus beaucoup de ruches sont orphelines, ce qui laisse présager un passage de l’hiver très difficile pour le cheptel. Les conditions climatiques (printemps très humide et été très sec) en sont pour une part la cause, les attaques des frelons asiatiques sont, de plus restées très prégnantes, enfin, la poursuite des emplois des pesticides ont également fortement généré cette situation particulièrement difficile cette année encore.

Ce constat alarmant s’inscrit dans un contexte national tout aussi, voire plus encore alarmant. Il apparait que l’ensemble du territoire national est touché comme le met en avant le communiqué de presse de l’UNAF (Union National des Apiculteurs de France) que vous trouverez ci-dessous :

Après un léger mieux en 2015, la récolte de miel 2016 passe en-dessous des 10 000 tonnes avec selon les régions des baisses de 60 à plus de 80% !

L’UNAF demande la reconnaissance en calamité agricole pour les régions les plus touchées et des aides exceptionnelles.

Une nouvelle année catastrophique pour l’ensemble des apiculteurs français.  Après un léger mieux en 2015, la récolte 2016 est d’environ 9 000 tonnes, en dessous des 10 000 tonnes de 2014, qui était considérée déjà comme la pire année de l’apiculture française.

Des conditions climatiques extrêmement contrastées avec des pluies abondantes et un printemps tardif, suivis d’une grande période de sécheresse et de vent du Nord n’ont pas permis aux apiculteurs de faire des récoltes convenables ! Dans toutes les régions et en particulier dans les grandes régions de production comme Provence Alpes Côte-d’Azur, Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon… les récoltes sont en baisse de 60 à 80%.

La récolte sur colza est le plus souvent médiocre exceptée en Nord Bretagne, seule région un peu épargnée. En revanche le miel de thym est quasiment inexistant. Hormis dans quelques zones, la récolte d’acacia est pratiquement nulle également dans beaucoup de régions, tout comme le miel de lavande, si ce n’est dans quelques terroirs de la Drôme où la récolte a été tout juste moyenne. Les récoltes de châtaignier, de miel de forêt comme celle de miel de sapin ont été très irrégulières et jamais abondantes.

Dans les régions de Sud Bretagne et de Loire-Atlantique par exemple, les récoltes sont estimées sur le terroir à moins de 50% par rapport à l’année dernière pour les miels toutes fleurs, miel de ronce, de trèfle blanc et de sarrasin. Les récoltes de miel de tilleul, thym, romarin dans la plupart des régions ont été très faibles. Seule, la récolte de miel de bruyère a été relativement bonne.

Dans de nombreuses régions, on constate des colonies en grande souffrance et de nombreux apiculteurs sont inquiets et se demandent si leur cheptel passera l’hiver. Par ailleurs, la prédation du frelon est toujours très forte et affaiblit les colonies laissant présager dans ce cas, un mauvais hivernage.

Face à cette situation exceptionnelle, l’Union Nationale de l’Apiculture Française s’alarme du drame que vivent de nombreuses exploitations apicoles confrontées à un manque de miel sans précédent qui met en péril leur survie économique et prive les consommateurs de miel français.  

Au nom de la solidarité nationale, l’Union Nationale de l’Apiculture Française demande au ministre de l’Agriculture que soit mis en place sans tarder des mesures d’aides financières exceptionnelles et la reconnaissance en calamité agricole pour calamité pour les exploitations les plus touchées. Il en va de la survie de la filière.

Pour Gilles Lanio, Président de l’UNAF : « le développement de l’apiculture, se résume pour le ministère de l’Agriculture à de la communication gratuite, il est pourtant urgent que les enjeux économiques de la filière apicole soient enfin reconnus et que des aides financières exceptionnelles soient débloquées pour permettre aux apiculteurs professionnels et pluriactifs de survivre ».

Concours régional des saveurs

pots-de-mielConcours régional des saveurs :

Le concours des Saveurs Régionales 2016 se déroulera le 10 novembre prochain à CHATEAUBERNARD (16).

Le concours est organisé cette année par la Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations de la Charente (DDCSPP-16) et par l’Insitut Régional de la QUalité Agroalimentaire du Poitou-Charentes (IRQUA).

Le concours est ouvert à la catégorie Produits de la Ruche dès lors qu’il y a 3 participants de la catégorie. Depuis 2 ans, il n’y a pas eu suffisamment de candidats suites aux années difficiles connues pour l’apiculture.Dans ce contexte certes compliqué pour la production apicole, Il serait pourtant fort intéressant pour la valorisation et la promotion de notre activité que ce concours reconnu régionalement et nationalement (2ème concours national quant aux nombres de catégories ouvertes) mette en avant l’expérience acquise, le soin apporté par les amateurs et professionnels apiculteurs par la qualité des produits récoltés et ceux réalisés après transformation (produits dérivés).

Les catégories susceptibles d’êtres ouvertes sont :

  • le miel d’Acacia
  • Le miel de forêt
  • Le miel de Colza
  • Le miel toutes fleurs
  • Le miel de Tournesol
  • Les produits dérivés du miel (bonbons, pains d’épices….)

N’hésitez pas à vous renseigner auprès de la DDCSPP et de l’IRQUA pour connaître les modalités plus précises et vous inscrire avant le 10 octobre 2016 en ligne ou sur papier  .

LES INCSRIPTIONS SONT OUVERTES !

Vous pouvez vous inscrire en ligne sur le site du concours www.saveurspoitoucharentes.com ou me contacter dès à présent : concourssaveursregionales@irqua.com ou 05-45-25-57-80

Les documents (transmis par la DDCSPP) à consulter pour plus de renseignements et pour s’inscrire auprès de la DDCSPP-16 sur support papier :

Humanitaire : Action de formation au Bénin

 

nouveau-logo3Humanitaire : Action de formation au Bénin

La formation prévue dans le cadre du projet d’action de formation et d’installation d’un rucher réalisé en partenariat avec Togo-miel s’est bien déroulée sur la période du 11 septembre au 21 septembre 2016 sur le territoire d’Abomey au Bénin.

Cette action, encore en cours, permet à  19 apiculteurs de se former aux techniques apicoles telles que que nous les pratiquons et de se les approprier en prenant appui sur les ressources et potentialités de leur territoire. Le stage a amené de plus l’installation de 10 ruches kényanes.

Pour plus d’information sur les objectifs et attendus de la démarche :

  • un blog qui fait part des différentes actions développées par le partenaire : togomiel.over-blog.com/

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Néonicotinoïdes, nouvelle victoire

Néonicotinoïdes : nouvelle vigilance, restons vigilant

Néonicotinoïdes : nouvelle victoire mais restons vigilant

Néonicotinoïdes, nouvelle victoire : La pétition initiée par l’association Agir pour l’environnement et que le rucher école de Magnerolle a accompagnée a permis de recevoir, en 3 jours seulement, 35 000 signatures. Celles-ci ont visiblement pesé puisque la ministre de l’Ecologie a annoncé le rejet des demandes formulées par BAYER de mise sur le marché du Gaucho 350 et du Gaucho Néo (deux insecticides néonicotinoïdes.

L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation et de l’Environnement (ANSES) avait pourtant voulu profiter de la période estivale en lançant une consultation “publique” avec l’espérance ainsi de mettre sur le marché deux insecticides tueurs d’abeilles.

Nous relayons régulièrement les différentes actions contre ce fléau pour les abeilles, nous sollicitons souvent votre participation dans cette lutte qui, hélas, n’est certainement pas terminée, mais cela commence à porter ses fruits…. Après l’adoption de la loi sur la biodiversité, voici une nouvelle avancée : le rejet de mise sur le marché des Gaucho 350 et Gaucho Néo….

Restons vigilant donc, L’action citoyenne gagne du terrain!….

Néonicotinoïdes… le combat n’est pas fini…

AbeilleComme nous pouvions le prévoir, le combat contre les néonicotinoïdes n’est en aucun cas terminé…. L’ANSES se permet de lancer une campagne de consultation (juste après la parution de loi sur la biodiversité) pour valider l’autorisation du GAUCHO 350 et du GAUCHO NEO en pleine période estivale et sur 15 jours seulement!!….. Nous n’avons donc que jusqu’à demain 5 septembre 2016 pour réagir à cette consultation…..

N’hésitez-pas à signer également dès aujourd’hui la pétition d’agirpourlenvironnement.org  pour renforcer l’action contre cette nouvelle attaque…

Pour une information plus complète, ci-joint, ci dessous, le communiqué de presse de l’UNAF :

COMMUNIQUE DE PRESSE

Néonicotinoïdes : interdits en juillet par le législateur et autorisés à l’automne par l’ANSES ? L’UNAF dénonce une action publique illisible et demande instamment le refus de deux autorisations.

 

Alors que le législateur français a reconnu que les néonicotinoïdes représentent un danger pour les abeilles, la biodiversité et la santé humaine au point de décider de les interdire en 2018 (1), l’ANSES organise jusqu’au 5 septembre une consultation sur deux projets d’autorisation de pesticides à base de néonicotinoïdes. L’Union Nationale de l’Apiculture Française dénonce l’incohérence de l’action publique sur ce sujet et demande instamment le refus de ces deux nouvelles autorisations de mise sur le marché (AMM).

Les deux dossiers soumis à consultation ont été présentés par la multinationale BAYER et concernent :

1      Le renouvellement de l’AMM du Gaucho 350 sur céréales à paille (traitement de semences à base d’imidaclopride) et l’extension de son usage pour de nouveaux ravageurs ;

2      L’autorisation d’un nouveau pesticide, le Gaucho Néo sur céréales à paille (traitement de semence constitué d’un mélange d’imidaclopride et de fongicide).

 Parmi d’autres critiques que l’UNAF adressera dans sa réponse à la consultation (2), notre syndicat s’interroge : Comment l’ANSES peut-elle fermer les yeux sur l’exceptionnelle rémanence de l’imidaclopride (3) et les données les plus récentes issues de la recherche française sur le sujet ?

En effet, l’ANSES n’interdit pas l’implantation de plantes attractives dans les cultures suivant les céréales à paille enrobées au Gaucho. Pourtant, la grande majorité des surfaces de tournesol et de colza (très attractives pour les abeilles) sont toujours semées après des céréales à paille ! L’UNAF s’alarme des conséquences pour les apiculteurs. D’autant plus qu’en 2015, une équipe INRA/CETIOM/ITSAP/CNRS a publié une étude (4) dans laquelle est révélée la contamination à l’imidaclopride « inattendue et omniprésente » des champs de colza testés. Cette contamination trouvait son origine dans des précédents culturaux de céréales à paille enrobées au Gaucho ! Alors que les connaissances sont là, pourquoi l’ANSES laisse à BAYER 12 mois après l’autorisation pour présenter les données de résidus sur les cultures suivantes ?

Hier encore, l’INRA publiait une nouvelle étude démontrant que l’imidaclopride à faible dose, combinée à un parasite commun de la ruche (nosema ceranae), affecte « très fortement » la survie des reines (5). Rappelons également que depuis l’été 2015, l’Allemagne interdit les néonicotinoïdes sur les céréales à paille (6).

Pour Gilles Lanio, Président de lUNAF, « Au regard de l’accumulation des études sur les impacts gravissimes des néonicotinoïdes, et après le vif débat démocratique qui a abouti à leur interdiction à partir de 2018, il est incompréhensible que l’ANSES puisse avoir l’intention d’autoriser ces deux pesticides ! Les deux autorisations doivent être refusées : il en va de la crédibilité des pouvoirs publics vis-à-vis de nos concitoyens, qui se sont mobilisés de manière exceptionnelle pour demander l’interdiction des néonicotinoïdes. »

(1) Avec des dérogations possibles jusqu’à 2020

(2) Faiblesse des données soumises à consultation, quid de l’évaluation des synergies, etc.

(3) L'imidaclopride peut être absorbée par des cultures non-traitées jusqu'à deux ans après la première utilisation Bonmatin : J. M., et al. (2005). Behaviour of Imidacloprid in Fields.Toxicity for Honey Bees. Environmental Chemistry, 483-494.

(4) Henry M, Cerrutti N, Aupinel P, Decourtye A, Gayrard M, Odoux J-F, Pissard A, Ru¨ger C, Bretagnolle V. 2015 Reconciling laboratory and field assessments of neonicotinoid toxicity to honeybees. Proc. R. Soc. B 282: 20152110.

(5) Dussaubat, C. et al. Combined neonicotinoid pesticide and parasite stress alter honeybee queens’ physiology and survival. Sci. Rep. 6, 31430; doi: 10.1038/srep31430 (2016)

(6) En savoir plus sur l’interdiction allemande ICI

Exiger un conseil indépendant sur les pesticides

Un conseil indépendant sur les pesticides pour s’assurer d’une séparation nette entre la fonction de conseiller et celle de vendeur….

Depuis la mise en place du plan Ecophyto lors du Grenelle de l’environnement en 2008, visant une réduction de 50% de la consommation des pesticides, leur utilisation non seulement n’a pas diminué mais elle a augmenté de 12% entre 2009 et 2014. Round up, Cruiser, néonicotinoïdes… au-delà des conséquences sanitaires de telle ou telle molécule, c’est une remise en cause globale de la dépendance de l’agriculture vis-à-vis des pesticides qui permettra de faire baisser leur usage. Pour France Nature Environnement, une séparation nette entre la fonction de conseiller et celle de vendeur est indispensable pour inverser la courbe.

Aujourd’hui la mission de conseil en matière de pesticides est principalement assurée par les vendeurs. Le marché des pesticides en France réalise un chiffre d’affaires annuel de près de 2 milliards d’euros. Comment imaginer que les coopératives et le négoce agricole réduisent d’eux-mêmes leurs ventes de pesticides et renoncent ainsi à une partie de leur chiffre d’affaires ?

Ces dernières semaines ont été marquées par les attaques répétées d’une partie de la profession agricole contre le plan Ecophyto.

Il est indispensable et urgent de signer la pétition sur le site du France Nature Environnement.

SOURCES  : UNAF  Revue Abeilles et Fleurs juin 2016  n°783